Accident survenu le 10 août 2003 à Valloire (73) à l'avion immatriculé F-BMFT

rapport f-ft030810

 

Evénement :

collision avec un obstacle en courte finale sur une altisurface.

Cause identifiée :

correction tardive de l'instructeur.

Causes probables :

estimation insuffisante des conditions aérologiques pendant la reconnaissance d'une altisurface,

excès de confiance envers l'élève en fin de formation.

Conséquences et dommages :

train d'atterrissage, volet gauche et fuselage endommagés.

Aéronef :

avion Jodel D140 C "Mousquetaire", moteur Lycoming O-360-A 3 A.

Date et heure :

dimanche 10 août 2003 à 10 h 30.

Exploitant :

club.

Lieu :

altisurface Valloire (73), altitude : 5512 pieds.

Nature du vol :

instruction.

Personnes à bord :

instructeur + élève + 1.

Titres et expérience :

-instructeur, 68 ans, FI de 1988, qualification montagne de 1994, 7 000 heures de vol dont 250 sur type et 174 heures de vol dans les trois mois précédents dont 48 sur type. Environ 5 700 heures de vol en instruction,

-élève, 52 ans, PPL de 1999, 145 heures de vol dont 11 heures de vol dans les trois mois précédents dont 6 sur type.

Conditions météorologiques :

évaluées sur le site de l'accident : vent faible, CAVOK, température supérieure à 20 °C.

Circonstances

Après une reconnaissance de l'aérodrome, l'élève se présente en approche finale pour la piste 18. L'instructeur indique que la vitesse est élevée (environ 125 km/h) et que l'avion, pris dans une ascendance, est trop haut. Il demande à l'élève de réduire la vitesse vers 110 km/h. Constatant que la vitesse est descendue à 95 km/h et qu'ils sont désormais trop bas, il demande à l'élève de remettre toute la puissance et agit fortement sur sa main pour actionner la commande des gaz. L'avion heurte le poteau d'un panneau indicateur situé sur la route en contrebas de la piste et touche durement le sol avant le seuil de piste. L'instructeur parvient à rejoindre la plate-forme et immobilise l'avion.

L'instructeur estime que son action a été tardive. Il explique que la finale a été perturbée par des conditions aérologiques délicates liées aux températures inhabituelles qui régnaient à cette époque.

Il ajoute que la reconnaissance de l'altisurface a été "un peu hâtive", l'étape de base ayant été effectuée "un peu trop près de la piste". Ceci ne leur a pas permis d'évaluer précisément les conditions aérologiques et peut-être de décider de ne pas atterrir.

Il précise que l'élève était en fin de formation pour l'obtention de la qualification montagne. Ceci l'incitait à réduire ses interventions pour laisser davantage d'autonomie à l'élève.