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Arrêt du moteur en coisière, rupture du train avant lors de l'atterrissage en campagne

Arrêt du moteur en coisière, rupture du train avant lors de l'atterrissage en campagne

Autorité en charge

France - BEA

Progression de l'enquête Cloturée
Progress: 100%

Vol local plate forme ULM de Maslacq.

 

Trente minutes après le décollage, à 450 mètres de hauteur, le moteur s'arrête brusquement. Le pilote atterrit dans un champ de maïs. Au touché des roues, l'ULM effectue un cheval de bois et s'immobilise. Le train avant est rompu, les ailes sont endommagées.

L'examen du moteur révèle qu'il a été soumis à des contraintes thermiques importantes : le joint de culasse est brûlé, le piston positionné à l'arrière du moteur est percé, l'autre piston est de couleur bleuâtre.

 

Le pilote explique que depuis quelques mois il avait constaté que le moteur avait une consommation anormale de liquide de refroidissement. Il avait repéré une petite fuite de liquide de refroidissement sur le radiateur. Il ajoutait un quart de litre d'eau pour quarante-cinq minutes environ de vol. De plus, le thermomètre de température de liquide de refroidissement ne fonctionnait plus et il ne pouvait contrôler la température. Il avait pris l'habitude de limiter la durée des vols à quarante-cinq minutes.

 

Le moteur avait été prélevé sur un ULM construit il y a dix ans environ. Il avait été révisé par un atelier agrée par la FFPLUM qui se trouve à Condom (32) six mois plus tôt.