Accident de l'Issoire Aviation APM 20 « Lionceau » immatriculé F-GRKA survenu le 30/05/2021 à Aurillac (15)

Progression de l'enquête Cloturée
Progress: 100%

Rapport d'Enquête cat.3 : rapport sur un événement aux conséquences limités, élaboré à partir d'un ou de plusieurs témoignages n'ayant pas fait l'objet d'une validation indépendante par le BEA.

Note :  Les informations suivantes sont principalement issues du témoignage du pilote. Ces informations n'ont pas fait l'objet d'une validation indépendante par le BEA.

1 - DÉROULEMENT DU VOL

Le pilote, accompagné d’un passager qui est le propriétaire de l’avion, effectue un vol de navigation depuis l’aérodrome d’Issoire Le Broc (63) à destination de l’aérodrome d’Aurillac. Après la reconnaissance des installations, constatant que le vent est calme, le pilote choisit la piste 15 pour l’atterrissage[1].
Au moment de l’arrondi, l’avion touche durement la piste et fait une embardée vers la droite. Le second toucher a lieu en dehors de la piste, dans l’herbe. L’avion s’immobilise dans l’herbe, dans les servitudes de l’aérodrome.

Le train avant est rompu et le train principal droit est endommagé.

2 - RENSEIGNEMENTS COMPLÉMENTAIRES
2.1 Conditions météorologiques

Au moment de l’événement, le vent était calme et les conditions de nébulosité et de visibilité étaient CAVOK.

2.2. Expérience et témoignage du pilote

Le pilote, âgé de 50 ans, est titulaire d’une licence PPL(A) avec la qualification SEP(T) en cours de validité. Il totalisait à la date de l’accident 102 heures de vol, dont environ 3 h 30 sur APM 20. Dans les 90 derniers jours, il avait effectué 3 heures 30 de vol, toutes sur l’APM 20 immatriculé F-GRKA. Dans les 30 derniers jours, il n’avait pas volé.
Le pilote indique qu’il n’a jamais eu de problème particulier avec la technique d’arrondi sur les différents types d’aéronefs sur lesquels il a volé.

Il vole également sur DR400-180, Wassmer WA54 (180cv) et sur CAP10. Selon le pilote, l’APM 20, qui est équipé d’un moteur 80 cv, est sous-motorisé en comparaison de ces machines et nécessite plus d’anticipation. Il n’a jamais réalisé de vol avec instructeur sur l’APM 20.
Il explique avoir été légèrement au-dessus du plan en début de finale mais que l’approche était ensuite stabilisée. Au moment de l’embardée, tout est allé très rapidement et il n’a pas eu le temps de contrer.
Lorsqu’il analyse l’événement, il indique que le manque d’expérience sur l’APM 20 et le fait de ne pas avoir réalisé de vol d’instruction sur cette machine ont pu être des facteurs contributifs.
De même, il ajoute qu’il avait déjà réalisé des atterrissages à Aurillac, qu’il n’y avait personne dans le tour de piste lorsqu’ils sont arrivés, que les conditions météorologiques étaient clémentes et que tous ces facteurs ont pu générer un excès de confiance.

 


[1] Piste revêtue, 1 700 m * 30 m.