Accident du AS350 B3e immatriculé F-OPCD le 04/03/2014 à Saint-Elie (973)

Progression de l'enquête Cloturée
Progress: 100%

1 - DÉROULEMENT DU VOL

Lors du septième atterrissage de la journée, le pilote de l’hélicoptère transporte sous élingue une touque(1). Il dépose la charge sur l’hélisurface de Coulor, puis la libère. Le pilote positionne l’hélicoptère pour que la portière gauche se trouve à proximité de trois autres touques vides. Elles ont été disposées préalablement sur l’aire d’atterrissage par un assistant au sol, afin d’en faciliter le chargement à bord de l’hélicoptère.

Lors de cette manoeuvre, une pale du rotor anti-couple (RAC) heurte un fût de carburant recouvert d’une bâche. L’hélicoptère entre en rotation autour de l’axe de lacet avant que le pilote ne le « plaque » au sol.

L’assistant est légèrement blessé par des projections. La poutre de queue est sectionnée en avant de l’empennage vertical. Une pale du rotor principal est endommagée à son extrémité. Le RAC et la boîte de transmission arrière sont retrouvés à quelques mètres de l’hélicoptère.

2 - RENSEIGNEMENTS COMPLÉMENTAIRES

2.1 Renseignements sur le pilote

Le pilote totalisait 9 300 heures de vol dont 3 600 en travail aérien. Il avait accumulé 145 heures de vol dans les trois mois précédents, toutes effectuées sur type. Il n’avait pas volé dans les dernières 24 heures.

Le pilote indique que le fût de carburant servait à l’avitaillement et qu’il le savait sur l’aire d’atterrissage depuis environ trois semaines. Il ajoute que les touques vides étaient environ 2 mètres en arrière de la position habituelle (plus près du fût).

2.2 Renseignements sur les opérations de travail aérien

La mission consistait à effectuer plusieurs vols de transport de charge à l’élingue entre deux hélisurfaces pour le compte d’une société d’exploitation minière guyanaise.

2.3 Renseignements sur l’hélisurface

Les hélisurfaces(2) sont des aires non nécessairement aménagées qui ne peuvent être utilisées qu’à titre occasionnel. Si la réglementation(3) prévoit que les aires d’atterrissages soient dégagées de tout obstacle (sauf frangible), elle exclut les hélisurfaces de son champ d’application.

3 - CONCLUSION

La répétitivité et l’habitude de la pratique de la zone de posé ont probablement contribué à une diminution de l’attention du pilote, qui n’a pas détecté un obstacle lors d’une évolution à faible hauteur.

 

(1)Conteneur souple.

(2)www. legifrance.gouv.fr/ affichTexte.do?cid Texte=JORFTEXT0 00000553582&dat eTexte=20150813

(3)www. legifrance.gouv. fr/affichTexte.do? cidTexte=LEGITE XT000021243224

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