Accident du Beechraft Bonanza A36 immatriculé OO-JBM survenu le 09/08/2019 dans le Golfe de Girolata (2A)

Progression de l'enquête Cloturée
Progress: 100%

Rapport d'Enquête cat.2 : rapport de format simplifié, adapté aux circonstances de l'événement et aux enjeux de l'enquête.

Le pilote volait à environ 2 000 ft au-dessus de la mer et au large de la côte ouest de la Corse lorsque le moteur s’est arrêté. Il n’a pas redémarré malgré les tentatives du pilote. Compte tenu de l’altitude de l’avion, de la distance par rapport à la côte et de la physionomie de celle-ci, le pilote a été contraint de préparer un amerrissage forcé. Il a choisi d’amerrir avec le train d’atterrissage et les volets rentrés, à proximité de bateaux de plaisance dans le but d’être pris en charge rapidement. L’avion a décroché à faible hauteur. Le décrochage peut s’expliquer par l’attention du pilote qui était portée principalement sur la trajectoire de l’avion pour éviter les bateaux, au détriment du contrôle de la vitesse, par une méconnaissance de la vitesse de décrochage en configuration lisse ou par l’absence de détection de l’alarme de décrochage dans une phase de vol à forte charge émotionnelle. Le choix d’amerrir avec les volets rentrés a eu pour conséquence un décrochage de l’avion à une vitesse plus élevée qu’avec des volets en position intermédiaire. À faible hauteur et sans puissance moteur, le pilote ne pouvait récupérer le contrôle de l’avion qui est entré en collision avec la surface de la mer avec l’aile droite et la partie avant du fuselage.

L’altitude de croisière de 2 000 ft n’a pas laissé suffisamment de disponibilité aux deux occupants pour enfiler leurs gilets de sauvetage lors de la descente d’urgence. L’amerrissage à proximité des bateaux de plaisance a néanmoins permis aux occupants de l’avion d’être secourus immédiatement et de ne pas rester trop longtemps dans l’eau.

Le déverrouillage avant l’amerrissage de la porte avant droite par le passager a permis son ouverture lorsque l’avion était dans l’eau. Sans cette action, la déformation possible de la structure de l’avion et la pression exercée par l’eau ne l’auraient probablement pas permis.

En l’absence d’examen du moteur, le seul examen de la documentation d’entretien n’a pas permis d’expliquer l’arrêt du moteur.

 

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