Accident du Boeing B777-333 ER immatriculé C-FNNQ survenu le 24/07/2019 à Paris - Charles de Gaulle (95)

Progression de l'enquête Cloturée
Progress: 100%

Rapport d'Enquête cat.2 : rapport de format simplifié, adapté aux circonstances de l'événement et aux enjeux de l'enquête.

L’équipage entreprend un vol régulier au départ de Paris-Charles de Gaulle (France) à destination de Toronto (Canada).

L’heure bloc prévue est 11 h 56 et le repoussage débute à 11 h 44. L’opération de repoussage depuis le poste de stationnement A38 est réalisée par du personnel de deux sociétés d’assistance distinctes : l’agent casque est un agent d’Air France Industries et la conduite du tracteur de repoussage est assurée par deux agents d’Airlines Ground Service (AGS). Le conducteur est un stagiaire en fin de formation accompagné par son formateur.

En fin de repoussage, alors que l’avion est presque aligné sur la ligne axiale de la voie de circulation, le tracteur atteint l’angle de braquage maximal. Le formateur à bord du tracteur demande au conducteur de serrer le frein de parking du tracteur, descend puis débute les opérations nécessaires à la déconnexion de la barre de repoussage. Il actionne le système hydraulique de descente du train de roues escamotable de la barre de tractage puis demande au conducteur du tracteur d’enlever le timon qui assure la connexion de la barre avec le tracteur. Lors de cette opération, l’avion, dont le frein de parc n’est pas activé, avance et l’une des roues de la barre roule sur le pied droit du formateur qui se retrouve immobilisé. La barre, sous tension, se décroche du tracteur brutalement et heurte la jambe droite du formateur.

Un des fusibles de la barre est retrouvé rompu.

Les témoignages recueillis diffèrent de telle manière que l’enquête n’a pas pu déterminer la séquence exacte de l’accident notamment :

  • à quel moment le fusible s’est rompu ;
  • si des signaux ont été échangés entre l’agent casque et les agents à bord du tracteur.

Le fait est que le formateur du conducteur est descendu et a débuté le retrait de la barre sans que le frein de parc de l’avion n’ait été activé et sans que les cales n’aient été positionnées. Lors de la déconnexion de la barre, un mouvement de l’avion a entraîné l’immobilisation de l’agent, son pied coincé sous une roue de la barre, puis le heurt de cet agent par la barre lors de la libération de cette dernière.


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