Accident du Cessna 150M immatriculé N7616U survenu le 13/07/2019 à Lons-le-Saunier (39)

Progression de l'enquête Cloturée
Progress: 100%

Note : Les informations suivantes sont principalement issues du témoignage du pilote. Ces informations n'ont pas fait l'objet d'une validation indépendante par le BEA.

 

1 - Déroulement du vol

Le pilote réalise un vol local aux commandes de son propre avion, au départ de l’aérodrome de Lons-Le-Saunier Courlaoux où il est basé. Le pilote explique que lors du roulement au décollage en piste 08, il a remarqué que la piste était fortement bosselée.

De retour du vol, le pilote s’intègre en branche vent arrière pour la piste 08, il ressent de brusques variations de sa vitesse, d’environ 10 kts. En finale, le pilote configure son avion avec 20° de volets et décide de majorer légèrement sa vitesse au-dessus de 65 kts[1] pour tenir compte des rafales de vent.

Le pilote explique que lorsque le train principal touche la piste, l’avion redécolle brusquement avec une forte assiette à cabrer avant de décrocher. L’avion heurte la piste et rebondit, le train avant se rompt et l’avion s’immobilise sur la piste.

2 - Renseignements complémentaires

2.1 Renseignements sur le pilote

Le pilote âgé de 65 ans est propriétaire de son avion depuis 2012 et vole exclusivement sur cet avion depuis son acquisition. Il est titulaire d’une licence de pilote privé avion de 2012 après avoir obtenu un brevet de base en 2011.

Il totalisait près de 430 heures de vol, dont 301 sur le N7616U. Dans les 90 jours précédents il avait volé 6 h 30 et 2 h 48 dans le mois précédent.

2.2 Renseignements météorologiques

Le jour de l’accident, le pilote explique que les conditions étaient CAVOK, avec un vent de secteur est de 8 kts, avec des rafales à 15 kts.

2.3 Enseignements

Le pilote pense avoir subi une rafale de vent au moment du toucher des roues qui a remis l’avion en vol avant de décrocher à faible hauteur. Il estime que la présence de bosses sur la piste a pu contribuer au redécollage de l’avion.

Il explique avoir été surpris et ne pas avoir eu le temps de réagir, en remettant les gaz par exemple. Une majoration excessive de la vitesse d’atterrissage a pu favoriser le redécollage de l’avion.

 


[1] Le manuel de vol du Cessna 152 préconise une vitesse d’atterrissage de 60 kts.