Accident du Piper PA-28 immatriculé F-GHKI survenu le 24/11/2002 à Brando (2B)

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Le pilote, accompagné de son épouse et de deux amis, a décollé vers 15 h 20 en VFR de Florence (Italie) à destination de Cannes (06) en survolant la Corse.

Lors du survol maritime entre l’Italie et la Corse, le pilote a décalé sa route au nord de ce qu’il avait prévu pour une raison inconnue. Par la suite, sa trajectoire depuis le contact avec Bastia a fluctué en cap et altitude, probablement pour rester hors des nuages et des précipitations.

Alors que le pilote était aux commandes de l’avion depuis plus d’une heure, sa charge de travail s’est alors probablement intensifiée : n’ayant pas de pilote automatique à sa disposition, le pilote est passé d’un survol maritime sans obstacles verticaux à un survol en zone montagneuse, sans doute dans une aérologie turbulente avec peu ou pas de références visuelles extérieures.

Il s’est inquiété en même temps, de la situation météorologique à destination qui devait être atteinte une heure plus tard environ, en début de nuit aéronautique. Sa réflexion suivie de la prise de décision s’est faite au détriment du pilotage, à un moment peu opportun du vol,

Une minute avant la collision, il a demandé à monter à 4 500 ft, altitude permettant de rejoindre le point de report NW de la CTR de Bastia-Poretta. Cependant compte tenu de sa position au nord du trajet envisagé, la ligne de crête du Cap Corse et du Monte Stello se trouvait devant lui, noyée dans les nuages. L’altitude demandée n’était alors pas suffisante pour franchir cet obstacle avec la marge nécessaire.

Le voyage de retour de Florence à Cannes-Mandelieu a été entrepris alors que les passagers présents à bord avaient des obligations professionnelles le lendemain. Le déroutement ultime sur l’aérodrome de Bastia-Poretta avec qui il était en contact juste avant l’accident, n’a pas semblé avoir été envisagé par le pilote.  

L’accident résulte d’une décision d’entreprendre le vol alors que les conditions météorologiques étaient incompatibles avec un vol en régime VFR puis de l’obstination de le poursuivre malgré l’opportunité qui s’offrait encore au pilote, d’un déroutement sur l’aérodrome de Bastia-Poretta, quelques minutes avant l’accident.

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