Accident du Robin DR400 immatriculé F-GAOB survenu le 10/07/2020 à Noizé (79)

Progression de l'enquête Cloturée
Progress: 100%

Rapport d'Enquête cat.3 : rapport sur un événement aux conséquences limités, élaboré à partir d'un ou de plusieurs témoignages n'ayant pas fait l'objet d'une validation indépendante par le BEA.

Note: Les informations suivantes décrivent les circonstances de l’accident telles qu'elles ont été rapportées au BEA par le pilote. Ces informations n'ont pas fait l'objet d'une validation indépendante par le BEA.

1 - Déroulement du vol

Le pilote a prévu un vol local de trente minutes environ au décollage de l’aérodrome de Thouars. L'objectif est de faire de la maniabilité dans le cadre de la préparation d’un vol de navigation.

Les conditions météorologiques sont vent du 330 pour 12 à 15 kt, CAVOK. Les réservoirs contiennent au total 60 litres de carburant repartis de la manière suivante :  12 l dans le réservoir gauche, 18 l dans le réservoir droit et 30 l dans le réservoir complémentaire.

Le pilote décolle en piste 30, puis se rend dans le secteur sud sud-ouest de l’aérodrome à une altitude d’environ 2 500 ft pour effectuer les exercices de maniabilité.

Après environ 12 minutes de vol, de retour vers l’aérodrome, le pilote effectue un exercice de maintien de l'incidence durant l’approche. Il précise que la vitesse est réduite à 150 km/h, l’altitude est de 2000 ft. Il active la réchauffe carburateur puis s’annonce à la fréquence à trois minutes de la verticale aérodrome pour un atterrissage complet.

Lors de la verticale de l’aérodrome, le pilote indique à la fréquence son intention de rejoindre la vent arrière de la piste 30, tout en sortant un cran de volet et en mettant la pompe électrique sur « ON ».

Arrivé en fin de vent arrière, il change de réservoir en sélectionnant le réservoir arrière. Le moteur se met alors à fonctionner irrégulièrement.

Le pilote vire en base et se penche pour voir si la pompe est bien enclenchée, de sa position assise il ne voit pas le bouton allumé de couleur verte.

Il met ensuite la pompe sur « Off « puis immédiatement sur « On ».

Le soleil, assez bas en fin de journée venant de l'arrière droit, éblouit le tableau de bord et le pilote ne s’aperçoit pas immédiatement que le voyant pression essence est allumé.

Le moteur ne repartant pas, il change de nouveau de réservoir pour sélectionner le réservoir droit, et tente de redémarrer le moteur.

Estimant être trop loin de la piste et craignant que les bâtiments de la ferme en bout de piste ne puissent représenter un danger il vire sur la droite pour trouver un terrain plus dégagé.

Il change une nouvelle fois de réservoir et tente de redémarrer le moteur. Il se met à piquer pensant faire pouvoir faire repartir le moteur avec la vitesse.

Le moteur ne redémarrant, il repère un premier champ pour atterrir. Il positionne le sélecteur carburant sur « Off » ainsi que les magnétos.

 Apercevant une ligne électrique en travers du champ, il poursuit le virage pour le champ d'à côté, mais juste avant de se poser il voit des bottes rondes de foin.

Il essaie de les éviter en continuant sur la droite. La hauteur des blés ne lui permet de voir suffisamment tôt la route goudronnée qui sépare les deux champs.

À son passage, l'avion rebondit légèrement. Lorsque l’avion atterrit de nouveau, la roulette avant se rompt.