Atterrissage dur, perte de contrôle lors de la remise de gaz, collision avec le sol

Progression de l'enquête Cloturée
Progress: 100%

 

Accident du vendredi 25 juin 2010 Avion, Robin DR400-160

vers 12h30 locales Immatriculé F-GFTA

 

Lieu : AD de Propriano (2A) Propriétaire :

Aéroclub de Manosque-Vinon (83)

 

Nature du vol : Vol d'agrément Exploitant : Privé

 

 

Dommages : Aéronef détruit Personnes à bord

Pilote + 3 passagers (blessés)

 

 

Le pilote et 3 passagers en provenance de Vinon (83) survolent l'aérodrome de Propriano (2A) après environ 2 heures de traversée maritime. Le pilote indique que le vent est calme et qu'il décide d'atterrir en piste 10. Il rebondit 3 fois, remet les gaz puis sent une perte de puissance du moteur. L'avion s'est élevé d'une quinzaine de mètres. Il dépasse le seuil de piste, heurte la cime d'arbres bordant l'aérodrome et entre en collision avec le sol.

 

Le règlement de l'aéroclub précise que l'utilisation d'un nouvel avion ainsi qu'une navigation vers la Corse doivent faire l'objet d'un vol de lâcher préalable. Le pilote n'avait jamais volé sur un DR 400 / 160 cv et n'avait jamais effectué de navigation vers la Corse. Il volait peu et avait réservé l'avion au nom du passager avant droit, pilote répondant aux conditions requises par l'aéroclub.

 

L'examen de l'épave a montré que la commande de réchauffage était repoussée et que les volets étaient sortis au 2ème cran. La masse de l'avion approchait les 1 000 kg au moment de l'atterrissage. Le centrage arrière résultant de la présence de 4 personnes à bord augmentait la sensibilité des commandes de vol en tangage.

 

Le moteur avait 13 heures de fonctionnement depuis une remise à neuf. Son démontage n'a révélé aucune anomalie susceptible d'expliquer la perte de puissance. Les conditions de givrage carburateur n'étaient pas remplies ce jour-là.

 

Un témoin au sol, ancien pilote professionnel, indique que les volets étaient sortis au cran "atterrissage", que le moteur semblait tourner à faible puissance et que l'avion avait des mouvements anormaux en tangage. Il estime qu'il a parcouru environ 600 mètres sans reprendre de hauteur. L'avion s'est enfoncé à plat lorsqu'il a touché les arbres. Le témoin ajoute qu'un vent inférieur à 5 kt soufflait du secteur ouest.

 

Conclusion :

Le pilote peu expérimenté, a probablement rencontré des difficultés à piloter pour la 1ère fois un avion de ce type, lourd et centré à l'arrière. La configuration de remise de gaz n'était pas adaptée.

 

Il n'a pas respecté le règlement interne de l'aéroclub.