Atterrissage sur un aérodrome fermé, collision avec des obstacles sur la piste. sortie latérale de piste

Progression de l'enquête Cloturée
Progress: 100%

Résumé

A l'arrivée d'un vol IFR, en fin de journée, l'avion atterrit sur la piste de l'aérodrome de Cahors en heurtant divers objets destinés à l'organisation d'une manifestation non aéronautique. Le pilote disposait du NOTAM relatif à la fermeture de l'aérodrome mais ne l'avait pas lu. Les organismes de la circulation aérienne ne lui avaient pas rappelé que l'aérodrome était fermé.

Causes de l'accident

L'accident résulte

- d'abord de la réalisation d'un vol sans prise en compte des informations déterminant sa faisabilité,

- ensuite de la poursuite volontaire de ce vol vers l'aérodrome de destination alors qu'il était prévisible que les conditions d'éclairement à l'arrivée et la faible autonomie restante ne laisseraient aucune possibilité d'évolution autre qu'un atterrissage immédiat sur la piste.

La volonté du pilote d'arriver sur l'aérodrome qui lui était familier et où ses amis l'attendaient a contribué à l'accident.

En vol, aucun renseignement relatif à la fermeture de l'aérodrome de destination n'a été transmis.

RECOMMANDATION DE SECURITE

Rappel : conformément à l'article 10 de la Directive 94/56/CE sur les enquêtes accidents, une recommandation de sécurité ne constitue en aucun cas une présomption de faute ou de responsabilité dans un accident ou un incident. L'article R.731-2 du Code de l'aviation civile stipule que les destinataires des recommandations de sécurité font connaître au BEA, dans un délai de quatre-vingt-dix jours après leur réception, les suites qu'ils entendent leur donner et, le cas échéant, le délai nécessaire à leur mise en œuvre.

Le NOTAM mentionnant la fermeture de l'aérodrome de Cahors avait été diffusé par le Bureau régional d'information et d'assistance aux vols, mais cette information n'avait pas été prise en compte par le contrôleur d'approche. Pendant les semaines précédentes, l'organisme de contrôle d'approche de Rodez n'avait reçu aucun message spécifique attirant son attention sur la fermeture de l'aérodrome. En téléphonant à cet organisme la veille de l'accident, le gérant de l'aérodrome de Cahors avait tenté de doubler le NOTAM au sujet de la fermeture de l'aérodrome. Le contenu de la communication téléphonique n'avait pas été transcrit ou mis en évidence à Rodez. Ainsi, le lendemain, il n'a pas été pris en compte par le contrôleur.

Les défaillances dans la fourniture de données pertinentes aisément utilisables et dans la transmission de renseignements utiles conduisent le BEA à recommander que :

- la DGAC demande à la Direction des Services de la Navigation Aérienne d'évaluer et, le cas échéant, de renforcer les procédures et les outils destinés à la transmission des renseignements utiles aux contrôleurs afin de faciliter la communication d'informations aux pilotes pour l'exécution sûre de leurs vols.

 

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