Collision avec des arbres par conditions météorologiques défavorables

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Déroulement du vol

La semaine précédant l'accident, le pilote prépare une navigation circulaire au départ de Pontarlier via les aérodromes d'Oyonnax (01), de Chambéry Aix-les-Bains (73), d'Annecy (74), la ville d'Évian-les-Bains (74) et le VOR de Saint-Prex (Suisse). Il décolle avec son instructeur et un passager le samedi 6 octobre 2007 mais fait rapidement demi-tour en raison de conditions météorologiques défavorables.

[Aucun style de paragraphe]NormalPUCE 0.2 cmLe jeudi 11 octobre 2007, le pilote examine le dossier de vol et consulte la liste des METAR et TAF sur les mêmes aérodromes survolés par l'intermédiaire du site « Olivia ». Il consulte également le site « All Met Sat » qui fournit un décodage des METAR et des TAF et imprime ces informations. Il ne recueille ni les cartes TEMSI ni les cartes des vents. De son côté, l'instructeur regarde les informations météorologiques correspondant au vol sur le site « Olivia » avant de rejoindre le pilote à l'aéroclub. Avant le départ, il dépose un plan de vol pour le passage de la frontière suisse. Les occupants sont installés de la manière suivante :

- le pilote tient les commandes en place avant gauche ;

- l'instructeur suit la navigation et gère les communications radio en place avant droite ;

- le passager est en place arrière.

Le pilote décolle de l'aérodrome de Pontarlier à 12 h 10. Peu après être passé à la verticale des installations d'Oyonnax, il indique qu'il contourne la zone de contrôle terminale 2 (TMA2) de Genève (Suisse) par l'ouest en raison de nuages. Après être passé à la verticale de Chambéry à une altitude de 2 100 ft, l'instructeur fait activer le plan de vol. Il indique qu'il demande au pilote de rester à une altitude de 3 500 ft afin de rester sous la couche nuageuse. Après avoir passé la verticale d'Annecy, la visibilité se dégrade. Le pilote vole au cap nord-est vers Evian-les-Bains. Comme la vallée qu'il compte suivre est encombrée de nuages, l'instructeur lui demande de bifurquer vers l'est pour emprunter la vallée suivante.

Dans cette vallée, l'avion entre dans les nuages. L'instructeur reprend les commandes et adopte la vitesse optimale de montée(2) dans le but de passer au-dessus de la couche nuageuse. Il aperçoit un halo dans les nuages qu'il prend pour une trouée dans la couche. Il réduit le taux de montée pour rejoindre cette trouée et, peu de temps après, il aperçoit des arbres juste devant lui. Il agit brusquement sur la commande de profondeur. L'avion heurte les arbres puis entre en collision avec le sol une centaine de mètres plus loin, à une altitude de 3 700 ft.

(2)Vitesse de Vz max = 80 kt sur cet avion

CONCLUSION

L'accident résulte de la poursuite du vol par conditions météorologiques défavorables. Il est dû à une préparation du vol insuffisante et à l'absence de décision d'interrompre le vol sur un aérodrome de secours ou de faire demi-tour.

Complément pour la prévention :

Lors d'un vol VFR dans des conditions météorologiques dégradées, la pratique du pilotage sans visibilité ne garantit pas un niveau de sécurité satisfaisant.

 

 

 

 

 

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