Collision avec la végétation en approche finale

Progression de l'enquête Cloturée
Progress: 100%

CIRCONSTANCES

Le pilote décolle au treuil à 13 h 48 de la vélisurface de la Motte du Caire. Il s'éloigne ensuite dans le secteur sud.

Le chef pilote du club indique qu'environ cinq minutes plus tard, il aperçoit le planeur en étape de base main gauche pour la piste 36 à une hauteur qu'il estime anormalement basse. Le planeur dépasse l'axe de la piste, vire à gauche puis à droite pour s'aligner avant l'atterrissage. Lors du dernier virage, l'aile droite heurte un arbre. Le planeur est déséquilibré et entre en collision avec le sol à proximité de la piste.

Le chef pilote précise que le pilote a sorti le train d'atterrissage quelques secondes avant le dernier virage. Les aérofreins ne semblaient pas déployés et le dernier virage a été effectué avec une forte inclinaison. Le pilote avait assisté au briefing journalier du club.

Le planeur était équipé d'un GPS et d'un calculateur FLARM. L'exploitation des données indique que le pilote a largué le câble à une hauteur inférieure à 400 mètres, qu'il a perdu 120 mètres d'altitude et a probablement décidé d'écourter le vol par manque d'ascendances.

L'enquête n'a pas permis de déterminer s'il avait fait part de ses intentions à la radio. Les évolutions pour revenir vers la Motte du Caire semblent montrer une hésitation sur le sens de la piste à utiliser ainsi qu'une difficulté à combiner perte d'altitude et alignement sur l'axe d'atterrissage.

Les conditions météorologiques estimées sur le site étaient les suivantes : vent du secteur sud-ouest pour 5 à 8 kt, CAVOK, température 28 °C et QNH 1019 hPa.

L'altitude de la vélisurface est de 650 mètres.

Le pilote, 70 ans, détenait une licence VV de 1987. Il totalisait 1 130 heures de vol dont 450 sur type et 12 dans les trois derniers mois, toutes sur type.

CONCLUSION

L'accident est apparemment dû à une hésitation du pilote sur la trajectoire finale à adopter. Poussé par un léger vent arrière, se présentant à faible hauteur en fin d'étape de base, il ne disposait plus de la marge suffisante ni pour s'aligner en sécurité et atterrir, ni pour effectuer une branche vent arrière.

Le choix et la maîtrise de trajectoire sont particulièrement importants pour les pilotes de planeur compte tenu des possibilités de correction limitées dont ils disposent. Les inattentions ou erreurs dans ce domaine sont une cause fréquente d'accident.