Collision en montée initiale avec un arbre

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Evénement : collision en montée initiale avec un arbre.

 

Cause identifiée : choix d’un site peu approprié pour une utilisation en tant que plateforme ULM occasionnelle.

 

Circonstances :

 

Les témoins expliquent que le pilote, propriétaire de l’ULM, décolle d’un champ communal utilisé comme terrain de football qui jouxte sa maison. En montée initiale, l’ULM dévie fortement sur la droite, heurte un arbre à une dizaine de mètres de hauteur, sectionne une ligne électrique

à moyenne tension et tombe sur un autre arbre avant d’entrer en collision avec le sol dans un quartier pavillonnaire.

 

L’examen de l’épave ne montre aucune anomalie ayant pu contribuer à l’accident.

 

Un arbre d’une huitaine de mètres de hauteur se trouve à quatre-vingt mètres dans l’axe de décollage. Le champ est bordé d’arbres, dont celui heurté par l’ULM et situé à soixante-huit mètres du point de départ, à droite de la trajectoire.

 

Le manuel d’utilisation de l’ULM indique que le « franchissement des quinze mètres » lors du décollage nécessite une distance de quatre-vingt-sept mètres.

 

Le pilote avait déposé plusieurs demandes auprès de la mairie afin de pouvoir utiliser le terrain communal en tant que plateforme ULM occasionnelle. Une autorisation provisoire avait été délivrée la veille du jour de l’accident par la mairie. Cette autorisation couvrait les nuisances engendrées pour le voisinage et était donnée « sous réserve de l’application de la règlementation propre au vol des engins ULM ».

 

Le pilote a improvisé une manche à air à l’aide d’une perche et d’un morceau de tissu. Elle est située plus bas que le sommet des arbres environnants. Elle ne permet pas d’estimer le vent au-dessus des arbres et des maisons.

 

Le pilote n’avait pas volé depuis deux ans suite à des problèmes de santé. Il n’a pas été possible de déterminer si ces derniers ont pu contribuer à l’accident. Il n’avait pas volé au préalable avec un instructeur. Il avait décidé seul, sans l’avis d’autres pilotes, de l’utilisation du champ comme plateforme occasionnelle.