Diminution de la puissance du moteur en montée, demi-tour, atterrissage forcé dans un champ lors d'un largage de parachutistes

Progression de l'enquête Cloturée
Progress: 100%

1 - Déroulement du vol

Le pilote décolle de l'aérodrome de Vesoul pour sa troisième rotation de la journée avec quatre parachutistes (un tandem et deux parachutistes individuels).

Le pilote explique que, passant 2 700 ft en montée à environ 8 NM de l'aérodrome, il entend une détonation en provenance du moteur. Il constate de légères projections d'huile sur le pare-brise et une diminution du régime du moteur vers 1 500 tours/minute malgré la commande de puissance positionnée sur le régime plein gaz.

Le pilote effectue un demi-tour, informe le contrôleur de son problème et de son intention de revenir atterrir sur la piste de Vesoul. Il précise que les paramètres moteurs se dégradent et qu'il décide de faire évacuer les parachutistes. Seuls deux parachutistes évacuent car l'avion est trop bas pour permettre le saut du tandem (environ 900 mètres de hauteur).

Le pilote estime qu'il ne pourra pas rejoindre la piste et atterrit dans un champ de maïs à environ 3,3 NM de la piste. Lors du roulement à l'atterrissage, le bord d'attaque de la demi-voilure gauche est endommagé.

2 - Renseignements complémentaires

Le F-BNLC est équipé d'un moteur Continental IO 520 D monté neuf le 14 mars 2006 et a fonctionné 798 heures avant l'accident. La dernière visite des 50 heures a été effectuée le 9 août 2011. Le moteur a ensuite fonctionné 12 heures 20, dont environ 1 heure 10 le jour de l'accident.

Les observations sur l'avion montrent un trou sur le carter au niveau du cylindre n° 4. Le piston du cylindre n'a pas été retrouvé. La bielle est toujours présente et rompue au niveau de son attache sur le vilebrequin.

Avec l'accord du BEA, le moteur a été envoyé en avril 2011 chez le constructeur Continental aux Etats-Unis pour examen. En septembre 2013, le constructeur n'a fourni aucun renseignement sur les résultats de l'examen.

Cet événement présente des similitudes avec l'incident survenu le 18 juin 2011 au Cessna 206 immatriculé F-GDAA(1). Néanmoins, l'absence d'examen du moteur ne permet pas de le confirmer.

3 - Enseignements et conclusion

Sans réponse du constructeur aux questions du BEA, la cause de la rupture de la bielle du moteur du F-BNLC n'a pas pu être déterminée.

(1)http://www.bea.aero/docspa/2011/f-aa110618/pdf/f-aa110618.pdf

 

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