Perte de contrôle lors de l'atterrissage, collision avec la piste

Progression de l'enquête Cloturée
Progress: 100%

Vol AD Tournus (71) - AD Romans-sur-l'Isère (26).

 

Le pilote indique qu'il décolle de l'aérodrome de Tournus à 14 h 15. A environ 8 NM de l'aérodrome de Romans-sur-l'Isère, il sélectionne la fréquence de cet aérodrome 118.8 MHz. Il entend que les aéronefs évoluent dans le circuit de la piste non revêtue 06 L. Il passe à la verticale de l'aérodrome et il observe que le vent est 360°/20 kt. Il intègre dans le circuit d'aérodrome par la branche vent arrière. Il sélectionne un cran de volet et opte pour une vitesse d'approche entre 110 et 120 km/h en finale (65 kt). L'aile gauche se soulève et l'avion pique à quelques mètres du sol. Il arrête le moteur en coupant l'alimentation magnétos. Une pale heurte le sol et l'avion glisse sur une quinzaine de mètres.

 

Un témoin, situé au point d'arrêt de la piste 06, instructeur, indique qu'à quelques mètres du sol, l'aile gauche s'est soulevé, l'avion a piqué et a heurté le sol.

Il a observé un vent du 010° pour 20 à 25 kt en rafale.

 

La limite indiquée par le manuel de vol par vent traversier est de 22 kt.

 

Le pilote précise que lors de la préparation du vol, il n'avait pas d'informations météorologiques concernant l'aérodrome de destination.

 

Le président de l'aéroclub explique que le pilote et lui effectuait le convoyage d'un avion. Il était à bord d'un autre avion. Cet avion devait être confié à un atelier de maintenance suite à des remarques émises par le GSAC et une interprétation de celles-ci fournie au président de l'aéroclub par un atelier de maintenance. Le président avait compris que l'une des remarques du GSAC impliquait une réparation obligatoire avant le dimanche 7 mars 2010 soit 2 mois après la remarque du GSAC. Il ajoute qu'ils n'ont pas pu se déplacer avant le vendredi 5 mars dans un atelier habilité à faire les réparations.

 

Le pilote du F-BROK ne connaissait pas cette échéance du 7 mars 2010. Le président l'a contacté pour lui demander de réaliser ce vol la veille de l'accident.

 

Le GSAC explique que l'observation concernée est de niveau 3. Une observation de niveau 3 désigne une constatation dont le but est d'informer ou de donner une précison.

 

Conclusion : L'accident est dû à une mauvaise gestion de l'arrondi par vent traversier. A pu contribuer à l'accident, la perception d'une pression liée à la date limite pour effectuer ce vol de convoyage.