Rebonds lors de l'atterrissage, sortie latérale de piste, collision avec un planeur à l'arrêt

Progression de l'enquête Cloturée
Progress: 100%

1 - Déroulement du vol

A l’issue d’un vol d’environ 45 minutes, le pilote du Pégase se présente en finale pour la piste 34 revêtue. La piste gazonnée est occupée par un planeur Schleicher K8, à l’arrêt à droite de l’axe de piste et situé à une vingtaine de mètres à gauche du bord de piste revêtue. Un instructeur et son élève dans un Schleicher ASK13 viennent d’atterrir sur la piste revêtue qu’ils dégagent immédiatement par la droite. L’instructeur demande par radio au pilote du Pégase d’atterrir sur la piste revêtue. Ce dernier accepte et lors de l’atterrissage, le planeur rebondit à deux reprises, quitte la piste par la gauche et vient heurter le K8. Il termine sa course en cheval de bois.

2 - Renseignements complémentaires

2.1 Renseignements météorologiques

Vent du 340° de 5 à 10 kt ;

CAVOK ;

Température 18 °C.

2.2 Expérience du pilote

Brevet de pilote de planeur de 2012, environ 50 heures de vol.

Le pilote avait réalisé quatre vols de Pégase dont un en 2014. Il avait utilisé la piste revêtue plusieurs fois en double commande et une fois seul à bord, mais jamais avec un Pégase.

2.3 Renseignements sur l’aérodrome

La carte d’aérodrome de Saint-Girons ci-après, précise que l’utilisation simultanée des deux pistes est interdite.

 

3 - Enseignements et conclusion

 

Les trois planeurs ont atterri en moins de trois minutes. Ce temps ne permettait pas de dégager la piste suffisamment rapidement. En vol à voile, pour un pilote peu expérimenté, la priorité est souvent de rejoindre l’aérodrome avec une certaine marge de sécurité. La gestion du trafic environnant est une charge de travail supplémentaire.

 

Le pilote a probablement été perturbé par l’utilisation de la piste revêtue avec du vent et un planeur sur lequel il avait peu d’expérience. Les planeurs stationnés à proximité de la piste revêtue ont probablement accentué ce phénomène.

 

La collision avec le K8 peut s’expliquer par une fascination par l’obstacle. En effet, le regard de l’opérateur est focalisé sur le planeur stationné sur la piste non-revêtue et le pilote dirige inconsciemment son aéronef vers l’obstacle. Ce phénomène, bien connu dans d’autres modes de transport (automobile, motocyclette), est souvent associé à des scénarios lors desquels l’opérateur est aux commandes de véhicules rapides. Cette fascination peut aller jusqu’à inhiber les réactions naturelles d’évitement.

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