Sortie longitudinale de piste, collision avec un bâtiment, incendie.

Vol AD Porto Alegre - AD Sao Paulo Congonhas(Brésil)

 

L'avion se présente de nuit en finale sur la piste 35 L revêtue. Cette piste mesure 1 940 mètres. Après l'arrondi, le commandant de bord aux commandes recule la manette du moteur gauche jusqu'à la position "IDLE", laissant la manette du moteur droit dans le cran "CLIMB". Il actionne ensuite l'inverseur de poussée du moteur gauche, créant ainsi une dissymétrie de poussée entre les deux moteurs. La position "CLIMB" de la manette droite inhibe les "ground spoilers" et l'activation du freinage automatique. L'équipage ne parvient pas à ralentir l'avion qui sort latéralement puis longitudinalement de piste. L'avion survole une route en contrebas et entre en collision avec un bâtiment. Un incendie se déclare immédiatement.

L'inverseur de poussée du moteur droit était hors service. En raison d'une panne, il avait été désactivé par une équipe de maintenance quelques jours jours auparavant. L'information était disponible dans la documentation de l'avion. Elle était connue de l'équipage. La procédure préconisée par le constructeur depuis avril 2006 est d'actionner les deux inverseurs même lorsque l'un d'eux est inopérant. Cette procédure était connue de l'équipage. Le vent était d'environ 3 kt du nord / nord-ouest. La piste était mouillée; elle avait été refaite récemment mais n'était pas encore rainurée.

 

Le CENIPA, organisme d'enquête du Brésil, a publié un rapport final le 29 octobre 2009. (<http://www.cenipa.aer.mil.br/cenipa/paginas/relatorios/advertencia.php?pdf=RF3054.pdf>)

 

 

 

Publications

Communiqué de presse

  • Communiqué de presse diffusé le 18 juillet 2007

    Conformément aux dispositions internationales, le BEA, appuyé par son homologue allemand le BFU, participe à l'enquête conduite par les autorités brésiliennes à la suite de l'accident survenu à l'A320 immatriculé PR-MBK, vol 3054 TAM Linhas Aereas, à l'aéroport Congonhas de São Paulo le 17 juillet.

    Les enquêteurs français et allemands, accompagnés de spécialistes d'Airbus, se sont rendus sur place. Ils ont participé à l'examen du site, de l'épave et au dépouillement des enregistreurs (CVR et FDR).

    Le BEA constate, comme souvent dans les premières semaines qui suivent une catastrophe aérienne, qu'actuellement toutes sortes d'informations, correctes ou erronées, circulent ainsi que des spéculations et des tentatives d'explications.

    Le BEA regrette cette situation. C'est une erreur grave que de tenter de conclure sur la base d'informations partielles et non analysées. De plus, des prises de position prématurées sur les causes d'un accident pourraient être de nature à compromettre l'objectivité de la démarche d'enquête. Elles désorientent l'opinion publique et aggravent la souffrance des familles des victimes.

    Le BEA se conformera strictement à la procédure internationale, qui lui donne accès aux informations disponibles et lui permettra de commenter officiellement le projet de rapport final avant que celui ne soit rendu public comme le prévoient les dispositions de l'Annexe 13 à la Convention de Chicago. Comme c'est toujours le cas lorsque l'enquête n'est pas de son ressort, il ne communiquera pas sur le déroulement de l'enquête et les constatations faites, sauf s'il apparaissait que la sécurité est en cause.

    Communiqué de presse diffusé le 18 juillet 2007

    A la suite de l'accident survenu le 17 juillet 2007 à Sao Paulo (Brésil) à l'Airbus A320, vol 3054 de Tam Linhas Aereas, une équipe de quatre enquêteurs, deux du BEA et deux de son homologue allemand, le BFU, accompagnée de cinq experts d'Airbus, se rend sur le site de l'accident.

    Il est rappelé qu'en application des dispositions de l'Annexe 13 à la Convention relative à l'aviation civile internationale, l'enquête sur cet accident, et la communication des informations qui en résulte, est de la responsabilité du Brésil, État d'occurrence.