Le pilote décolle vers 13 h 10 en remorqué de l’aérodrome de Sisteron Vaumeilh (04) pour effectuer un vol dans le Massif des Écrins jusqu’au Glacier Blanc. Vers 16 h 45, alors qu’il se trouve à l’ouest de l’aérodrome de Saint-Crépin (05), il fait demi-tour en raison de l’apparition d’un voile nuageux et de la diminution des ascendances thermiques et décide de rentrer à Sisteron. Vers 17 h 50, il atteint le pic de Morgon où il effectue du vol de pente en effectuant des trajectoires en « huit », en local du terrain ULM des Crots(2). Vers 18 h 30, sa trajectoire se rapprochant du relief, il resserre le virage pour conserver une distance de sécurité minimale. Lors du virage, à une hauteur approximative de 130 mètres, le planeur décroche en inclinaison à droite et part en vrille. Il entre en collision avec la végétation et s’immobilise le nez contre le sol. Le pilote s’extrait sans difficulté de l’épave et alerte les secours. Alors qu’il évoluait près de la pente en virage à droite et à faible vitesse, le pilote a simultanément tiré sur le manche et augmenté l’inclinaison du planeur pour ne pas trop s’approcher du relief. Cette action a probablement amené le planeur à décrocher de façon dissymétrique et à s’engager dans une vrille. Le planeur est entré en collision avec des arbres avant que le pilote n’ait eu le temps d’en reprendre le contrôle. Le décrochage est ainsi dû à la focalisation du pilote sur le maintien de l’altitude au cours du vol de pente, puis à l’évitement du relief lors de son dernier virage, au détriment de la surveillance de la vitesse. Le pilote a essayé de récupérer le contrôle du planeur en agissant uniquement à gauche sur le manche. Ces actions de rattrapage incomplètes et la hauteur dont le pilote disposait ne lui permettaient pas de récupérer à temps le contrôle du planeur.
Vol local AD Grenoble Le Versoud (38). Circonstances Le pilote réalise un vol local dans le massif du Vercors sur le F-CGVV dont les water-ballasts sont vides. L'analyse des données du LX Flarm indique qu'après environ 2 h 30 de vol le planeur évolue à une hauteur d'environ 300 m au dessus d'une ligne de crête. La vitesse sol diminue vers 110 km/h, vitesse moyenne d'évolution dans la minute précédente, puis le pilote réalise une spirale par la gauche. Il perd le contrôle du planeur au cours de cette manœuvre. L'épave est retrouvée en contrebas d'un pierrier situé au pied de la falaise. Un témoin situé dans la vallée à l'est de la falaise indique qu'il a vu le planeur faire deux tours de rotation qui, selon lui, s'apparentent à une vrille, avant de heurter la falaise. Le pilote, âgé de 48 ans, détenait une licence de pilote de planeur et une qualification d'instructeur planeur. Il totalisait 1 021 heures de vol dont 109 sur type, 13 heures de vol dans les trois mois précédents dont aucune sur type et n'avait pas volé dans les 24 heures précédentes. Le pilote, basé sur l'aérodrome de Grenoble Le Versoud, était familier de la région. L'examen de l'épave n'a pas mis en évidence de dysfonctionnement susceptible d'avoir contribué à l'événement. La vitesse de décrochage du LS7 sans water-ballast est d'environ 70 km/h. Il n'y a pas eu d'autopsie du corps du pilote. Les conditions météorologiques estimées sur le site étaient les suivantes : vent de direction variable pour 5 kt rafales à 15 kt, BKN à 8 500 ft, température 3 °C. En altitude, le vent était faible (10 km/h) de secteur nord ouest. Conclusion Les causes de la mise en autorotation du planeur, ainsi que de l'absence de récupération du contrôle de celui-ci n'ont pas pu être déterminées par l'enquête.
CIRCONSTANCES Le pilote décolle en remorqué de l'aérodrome de Serres La Batie (05) à 14 h 06 pour un vol local. Vers 17 h 00, il survole le flanc sud-ouest du cirque des Monges (04) à une quarantaine de kilomètres dans le sud-est. Il longe le bord du cirque à une altitude inférieure à celle de la crête. Au cours d'un virage à gauche, alors qu'il revient vers la crête, il sent que le planeur s'enfonce. Il tente de s'écarter du relief mais ne peut empêcher le planeur d'entrer en collision avec le sol. L'examen de l'épave a montré que le planeur avait heurté la pente à plat et en virage à gauche. Le pilote indique que sa vitesse était faible lors de l'enfoncement. Le planeur était équipé d'un indicateur de proximité (FLARM) dont les données n'ont pu être exploitées. Les conditions météorologiques estimées sur le site étaient les suivantes : vent du 070° pour 15 à 20 kt, CAVOK, température 21 °C, QNH 1018 hPa. Au moment de l'accident, le planeur se situait sous le vent du relief dans une zone de rabattants. Le pilote détient une licence de vol à voile de 2004 délivrée par le Royaume-Uni. Il totalisait 600 heures de vol dont 150 en montagne, incluant 38 heures dans la région. Conclusion L'accident est dû à une prise en compte insuffisante par le pilote des effets d'un vent rabattant en environnement montagneux. Une vitesse faible et une trajectoire inadéquate ont probablement contribué à la collision.
Le pilote a décollé pour la première fois de l’aérodrome de Seyne-les-Alpes, au treuil. Il a largué le câble à une hauteur de 350 m environ puis s’est éloigné de l’aérodrome pour spiraler dans une zone où il avait vu un planeur avant son décollage. Il a commencé ses spirales à une hauteur d’environ 175 m, inférieure à la hauteur minimale préconisée par la FFVP pour s’intégrer en circuit d’aérodrome. Cette zone était peu propice à la présence d’ascendance, compte tenu des conditions aérologiques à cette période de la journée. Le planeur a perdu de l’altitude et le pilote a fait demi-tour vers la branche vent arrière pour la piste 31 alors qu’il était à une centaine de mètres de hauteur. Réalisant qu’il était trop bas, il a finalement changé son plan d’action en se dirigeant vers la piste 13. En rejoignant la piste sur le côté de cette dernière, le pilote s’est retrouvé face à des arbres et il a cabré le planeur pour passer au-dessus. Le planeur a ensuite décroché à quelques mètres de hauteur et est entré en contact durement avec la piste.
Rapport d'Enquête cat.2 : rapport de format simplifié, adapté aux circonstances de l'événement et aux enjeux de l'enquête. Lors du remorquage du planeur le long du relief sous le sommet d’Artzamendi, le pilote de l’ULM a rencontré des vautours et a effectué par réflexe une manœuvre d’évitement par un virage à droite et une mise en descente, sans l’annoncer au pilote du planeur. Ce dernier a été surpris par cette manœuvre brusque mais voyant le pilote de l’ULM effectuer une ressource pour tenter de reprendre la trajectoire précédente, il n’a ni modifié sa trajectoire ni largué. Les à-coups sur le câble, l’espacement latéral entre les deux aéronefs et la possible position haute du planeur ont probablement rendu difficile le contrôle de la trajectoire de l’ULM par le pilote. L’ULM s’est incliné à gauche et a viré face au relief. Le pilote du planeur a alors largué le câble et viré dans la direction opposée. Le virage de l’ULM s’est accentué. Compte tenu de la faible marge latérale par rapport au relief, le pilote n’est pas parvenu à éviter la collision avec le relief.
Le LS8 décolle de l'aérodrome de Château Arnoux Saint-Auban (04) à 11 h 07 afin d'effectuer un vol d'entraînement à la compétition. Il évolue en compagnie d'un groupe de trois planeurs. L'ASW19 décolle du même aérodrome à 11 h 30. Il évolue en compagnie de trois autres planeurs, également en vol d'entraînement à la compétition. Le groupe décide de rejoindre la région de Briançon. A 13 h 23 min 40 s, les deux planeurs se heurtent à proximité de la « Tête du Puy » à une altitude estimée à 2 590 mètres. Le LS8 parvient à se poser sur l'aérodrome de Mont Dauphin Saint-Crépin (05). L'ASW19 perd sa gouverne de profondeur et s'écrase. Son pilote décède.
Le LS8 décolle de l'aérodrome de Château Arnoux Saint-Auban (04) à 11 h 07 afin d'effectuer un vol d'entraînement à la compétition. Il évolue en compagnie d'un groupe de trois planeurs. L'ASW19 décolle du même aérodrome à 11 h 30. Il évolue en compagnie de trois autres planeurs, également en vol d'entraînement à la compétition. Le groupe décide de rejoindre la région de Briançon. A 13 h 23 min 40 s, les deux planeurs se heurtent à proximité de la « Tête du Puy » à une altitude estimée à 2 590 mètres. Le LS8 parvient à se poser sur l'aérodrome de Mont Dauphin Saint-Crépin (05). L'ASW19 perd sa gouverne de profondeur et s'écrase. Son pilote décède.
Le planeur s’est incliné à droite dès le début du roulement au décollage. Dès que l’élève-pilote a constaté que le planeur s’inclinait, il a essayé de contrer ce mouvement par des actions au manche et aux palonniers. Puis réalisant qu’il ne pourrait pas maintenir les ailes à l’horizontale, il a immédiatement actionné la poignée de largage, comme cela est recommandé. Cette action a été inefficace car il n’a pas fourni un effort assez important en regard de la tension du câble. Il a tiré une seconde fois plus fortement sur la poignée pour libérer le câble. Pendant ce temps, le planeur a pivoté autour de l’aile au sol en se soulevant d’environ un mètre, avant de retomber au sol.
Vol local AD Serres La Bâtie Montsaléon (05) : En se rapprochant du relief pour faire du vol de pente, alors qu'il vole à 100 km/h avec le moteur en fonctionnement, le planeur traverse un courant d’air descendant qui le plaque vers le relief. Le planeur entre en collision avec des arbres et s'immobilise contre le sol.
Vols locaux AD Le Mazet-de-Romanin (13) : Le pilote de l'ULM remorqueur interrompt le décollage en raison de l'atterrissage d'un planeur en sens inverse. Le câble de remorquage n'est pas largué. Le planeur remorqué, déjà en ligne de vol, rattrape l'ULM et le dépasse par la gauche. Le câble entraîne l'ULM en cheval de bois.