Ouverture intempestive de la verrière arrière du planeur lors d'un remorquage, décrochage à basse hauteur. Vérifications insuffisantes avant le vol.
Vol local AD Sainte-Foy-la-Grande (24) . Circonstances Le pilote et le passager décollent en remorqué de l'aérodrome de Sainte-Foy-la-Grande pour un vol local. Après environ 10 minutes de vol, le pilote du planeur juge les performances de montée de l'attelage insuffisantes et demande au pilote de l'avion de revenir vers l'aérodrome afin de se larguer et atterrir. Le largage a lieu alors que le planeur est à une hauteur de 200 mètres et qu'il se situe à 800 mètres du seuil de piste 10. Pendant l'approche, le pilote constate un fort taux de descente alors que les aérofreins sont rentrés et les volets à 0°. Il ne parvient pas à éviter une haie de roncier située en amont de la piste. Le planeur pivote avant de s'immobiliser dans l'enceinte de l'aérodrome. Le pilote indique qu'aucun phénomène aérologique particulier n'était signalé dans le bulletin de vol à voile qu'il a consulté avant de décider d'entreprendre le vol. Il estime que le vent en finale était nul. Des témoins présents sur l'aérodrome, pilotes de planeur pour la plupart, ont constaté que le planeur accidenté avait un très fort taux de descente. Le pilote totalisait environ 4 800 heures de vol dont 500 sur type, 40 dans les trois mois précédents, dont 29 sur type. Il détenait la qualification d'instructeur en vol à voile. Les conditions météorologiques étaient les suivantes : vent du 150° pour 8 à 14 kt, visibité 9 999 m, FEW Ac à 14 000 ft, FEW Ci à 26 000 ft, température 35,5 °C, température du point de rosée 20 °C, QNH 1016 hPa. Météo France précise qu'une ligne d'orages située à 15 NM de la côte Atlantique a provoqué une rotation temporaire du vent au secteur nord-ouest, vers 14 h 30 à Saint-Emilion(1). Cette inversion du sens du vent a pu survenir dans le créneau horaire de l'atterrissage du F-CFAU. Conclusion L'accident est dû à la non-détection par le pilote du changement des conditions aérologiques entre le décollage et l'atterrissage. Les informations à sa disposition l'ont conduit à entreprendre l'approche avec du vent arrière et à poursuivre l'atterrissage avant la piste. Lors de la préparation du vol, l'absence d'information relative à la présence d'orages dans le bulletin de vol à voile n'a pas alerté le pilote quant à la possible modification des conditions aérologiques. (1)La ville de Saint-Emilion est située à environ 20 km à l'ouest de l'AD de Sainte-Foy-La-Grande.
Note : Les informations suivantes sont principalement issues du témoignage du pilote. Ces informations n'ont pas fait l'objet d'une validation indépendante par le BEA. 1 - Déroulement du vol En approche finale pour la piste non revêtue 02 [1] , après 3 h 15 de vol local, le pilote estime que son plan de descente et son point d’aboutissement sont corrects et que sa vitesse d’approche est suffisante. En courte finale, il applique une action au manche à cabrer pour revenir sur son plan de descente initial en raison, selon lui, d’une dégueulante. Le planeur décroche et entre en contact avec le sol en herbe, environ 50 m avant le seuil de piste 02. Il poursuit sa course sur l’herbe et s’immobilise sur la piste non revêtue. Les deux supports de train d’atterrissage sont rompus et la roue reste encastrée dans son logement. 2 - Renseignements complémentaires 2.1 Expérience et témoignage du pilote Titulaire d’une licence de pilote de planeur, le pilote, 67 ans, totalisait 135 heures de vol dont 76 en double commande. Pour une raison personnelle, le pilote avait arrêté de voler entre 2004 et 2011. Il avait repris les vols en double commande le 20 avril 2011 et avait effectué sept vols pour une durée totale de 5 h 45 avant de voler 20 min en solo le 8 juin. Le 24 juin, il a volé 2 h 25 en solo. À l’exception d’un vol en avril, les neuf vols du pilote depuis sa reprise en 2011 l’ont été avec un planeur Schleicher ASK 21. Le pilote indique qu’il avait également l’habitude de voler sur planeur Pégase et que le jour de l’accident il n’y en avait plus de disponible. Le chef pilote lui a proposé de prendre le F-CEXC et il lui a fait une présentation du planeur. Concernant le vol, le pilote précise qu’il n’a rencontré aucune difficulté au cours de l’approche ni aucune fatigue malgré la durée du vol. 2.2 Témoignage du chef pilote Le chef pilote indique que des turbulences sont souvent présentes au seuil de la piste 02 en raison de bâtiments imposants à proximité. Il estime que la vitesse d’approche du pilote en courte finale était insuffisante. 2.3 Renseignements météorologiques Les conditions météorologiques au moment de l’accident étaient les suivantes : visibilité supérieure à 10 km, 5 à 7 octas de nuages à 3 000 ft, vent du 330 pour 10 kt. [1] 970 m de longueur et 80 m de largeur.
Note : Les informations suivantes sont principalement issues du témoignage du pilote. Ces informations n'ont pas fait l'objet d'une validation indépendante par le BEA. 1 - Déroulement du vol De retour d’un vol local, le pilote s’intègre dans la circulation d’aérodrome en début de vent arrière pour la piste 28 [1] à une altitude d’environ 700 m [2] . En fin de vent arrière, il ressent une ascendance et décide de l’exploiter. Il s’aperçoit rapidement que l’ascendance n’est pas régulière et ne lui permettra pas de prendre suffisamment de hauteur. Il rejoint donc la base. Il constate que le planeur a dérivé et est éloigné du circuit. En finale, il rencontre une forte descendance, qui ne lui permet pas de rejoindre la piste. Il atterrit avant la piste dans un champ et évite un talus en virant à gauche. 2 - Renseignements complémentaires Le pilote, titulaire d’une licence de pilote de planeur depuis le 26 novembre 2017 et d’une licence de pilote privé avion PPL(A) depuis le 13 novembre 2018, totalisait 190 heures de vol, dont 38 dans les trois mois précédents et 20 sur le type. Il indique que les conditions météorologiques sur l’aérodrome de Vinon étaient les suivantes : vent dans l’axe de la piste 28 pour 20 kt, ciel clair, turbulences modérées. Il indique que lorsqu’il a décidé d’exploiter une ascendance en fin de vent arrière, il n’a pas surveillé le point d’aboutissement et n’a pas remarqué que le planeur avait dérivé. Il a sorti les aérofreins par habitude en finale alors que la hauteur du planeur était déjà trop faible pour rejoindre la piste. Il précise qu’il n’a pas pris assez tôt la décision d’atterrir dans le champ. Il ajoute que sa faible expérience a pu influer sur son manque de surveillance et sa décision tardive. [1] Piste 28 non-revêtue, 1 054 x 170 m [2] Il indique qu’il a majoré la hauteur de 150 m afin de prendre en compte la force du vent.
Vol local Chambéry Challes-les-Eaux (73). Le pilote est aligné sur la piste 33 non revêtue, câble tendu, et procède aux dernières vérifications. La température étant élevée, il attend le dernier moment avant de fermer la verrière mais éprouve des difficultés à la verrouiller car la sangle de maintien de cette dernière s'est coincée dans la charnière. Le pilote annonce "stop treuil" sur la fréquence auto-information de l'aérodrome, alors que le starter est déjà sur cette même fréquence pour lui expliquer comment fermer la verrière. L'assistant qui maintient les ailes à l'horizontale entend le "stop treuil" annoncé par le pilote, pose l'aile gauche au sol et s'approche du cockpit pour aider le pilote. Le treuillard n'entend pas le "stop treuil" et croit, au contraire, entendre "prêt" (annonce normale du pilote pour débuter la treuillée). Il collationne "prêt", s'assure visuellement de la sécurité verticale, annonce "treuillage immédiat" et actionne la manette d'enroulement du treuil. Il explique que la qualité de reception de la radio dans le camion-treuil est mauvaise. Toujours en discussion sur la fréquence à propos de la fermeture de la verrière, le pilote et le starter n'entendent pas les annonces du treuillard et la treuillée débute. L'assistant encore devant l'aile gauche est fauché, bascule par dessus l'aile et tombe à terre. Sa tête heurte le plan fixe de la gouverne de profondeur. La procédure de treuillée est interrompue et le planeur s'immobilise quelques mètres plus loin. Le chef pilote du centre explique qu'il existe des procédures de sécurité mises en place au sein du club lors des procédures de treuillage : pilote, starter et treuillard doivent impérativement vérifier les collationnements, l'assistant ne doit pas s'approcher d'un planeur lorsque le câble de treuillage est tendu, si une personne s'approche du planeur alors que le câble est tendu, le pilote doit larguer le câble par mesure de sécurité. Hormis la procédure recommandée dans le manuel de vol du pilote de planeur, aucune procédure de treuillage n'existe. Chaque club vélivole établit donc la sienne.
CIRCONSTANCES La pilote effectue un vol de navigation dans le cadre du championnat du monde féminin de vol à voile au départ de l'aérodrome d'Issoudun Le Fay (36). L'objectif est de réaliser un circuit en passant par plusieurs points imposés sur le parcours. Sur la troisième et dernière branche de la navigation, en route vers l'aérodrome d'Issoudun, la pilote rencontre une zone avec peu d'ascendances. Elle tente à plusieurs reprises de reprendre de l'altitude sans succès et décide d'atterrir dans un champ en lisière de forêt. Elle passe à la verticale du champ puis débute le circuit d'atterrissage en survolant la forêt. Au cours du dernier virage, le planeur accroche la cime des arbres et se retrouve suspendu à environ 18 m de hauteur. La pilote attend l'arrivée des secours pour évacuer en sécurité le planeur. La pilote, âgée de 40 ans, détient une licence de pilote planeur obtenue en 1993. Son expérience était de 1 400 heures de vol dont 42 sur LS8 en 2013 et participait régulièrement aux compétitions depuis 1995. Le planeur dans le cadre de la compétition est équipé d'un enregistreur de vol. L'analyse du vol met en évidence une perte d'altitude régulière sur la troisième branche de la navigation. La pilote se retrouve à évoluer face au vent et au-dessus d'une zone forestière assez dense. La trajectoire montre également que la pilote a essayé sans succès jusqu'au dernier moment de reprendre de la hauteur. La pilote indique qu'elle a été surprise par la perte d'ascendance et les turbulences à l'aplomb de la forêt entraînant un taux de descente plus important que prévu lors du circuit d'atterrissage. CONCLUSION L'accident résulte de la prise en compte insuffisante des effets de la végétation environnante sur l'aérologie lors du circuit d'atterrissage hors aérodrome. La décision tardive de la pilote d'interrompre le vol dans le cadre d'une compétition a probablement contribué à l'accident.
Le pilote participait à une compétition organisée par le club. Après deux jours durant lesquels aucun circuit n’avait pu être réalisé en raison de conditions météorologiques défavorables, le programme du jour a été présenté aux participants. Trois pilotes ont décollé et deux d’entre eux sont partis dans le circuit, sans qu’il y ait eu ni annonce réelle de départ de la course ni annulation. Lors du vol, voyant qu’il ne pouvait maintenir une hauteur suffisante, le pilote a fait demi-tour. Sur le trajet du retour, il a réalisé qu’il ne pourrait pas rejoindre l’aérodrome de départ et il a décidé de réaliser un atterrissage en campagne, dans un champ qu’il avait repéré. Lorsqu’il a pris cette décision, le planeur était à une hauteur d’environ 200 m. Le pilote a opté pour une vitesse de 10 à 20 km/h inférieure à celle recommandée afin de diminuer l’énergie à l’atterrissage. À la fin de l’étape de base de la PTL qu’il souhaitait réaliser, alors qu’il se trouvait à une hauteur inférieure à 50 m, le pilote a ressenti des « turbulences ». Il a alors changé de stratégie et essayé de regagner de l’altitude en spiralant. Le planeur a décroché et le pilote n’a pas pu en reprendre le contrôle. Le planeur est entré en collision avec la végétation puis le sol.
Vol AD Grenoble Le Versoud (38) - AD Aubenasson (26). Lors de l'atterrissage, Le pilote perd le contrôle, le planeur décroche et entre en collision avec le sol. Le pilote a réalisé un vol à destination de l’aérodrome d’Aubenasson, où il atterrissait pour la première fois. Les conditions de vent étaient probablement turbulentes à l’arrivée. En fin de vent arrière, en passant le travers du seuil de piste à une hauteur de 290 m, le pilote a débuté une prise de terrain en U. Il a sorti un cran de volets et les aérofreins en position intermédiaire. Approchant de l’axe de piste, le pilote a estimé qu’il était trop haut sur le plan, avec un taux de chute insuffisant. Il a alors tiré complétement la commande des aérofreins pour les sortir, puis dans la foulée, il a positionné la commande des volets sur le cran « L ». Ce positionnement des volets a alors entraîné déploiement complet des aérofreins. L’effet résultant sur la trajectoire se révélant plus efficace qu’attendu, le planeur est passé sous le plan d’approche. Le pilote a alors rentré complètement les aérofreins. Malgré cette action, le pilote n’est pas parvenu à rejoindre la piste et le planeur est entré en collision avec le sol. Il est possible qu’un phénomène aérologique ait également contribué au fait que le pilote ne soit pas parvenu à rejoindre la piste.
CIRCONSTANCES Le pilote décolle vers 14 h 50 de l'aérodrome de Brioude Beaumont pour un vol local. Il écourte le vol en raison des faibles ascendances. Le pilote constate la présence de forts courants descendants à l'approche de l'aérodrome. Il effectue un circuit d'aérodrome main droite pour la piste 15L non revêtue. Il se retrouve bas dans la branche vent arrière et raccourcit le circuit. Il indique qu'il termine le dernier virage à une hauteur d'environ cinquante mètres. Le planeur n'étant pas correctement aligné sur l'axe de piste, il corrige la trajectoire en actionnant le palonnier droit. Le planeur s'incline à droite. Le saumon de l'aile droite heurte le sol au début de la piste et le planeur fait un cheval de bois. Les conditions météorologiques estimées sur le site étaient les suivantes : vent du 180° pour 10 kt, rafales à 18 kt du sud-est, visibilité supérieure à 10 km, FEW à 5 000 ft, température 31 °C. Le pilote indique que les conditions aérologiques étaient turbulentes. Le pilote, basé sur l'aérodrome, totalisait 1 092 heures de vol dont 550 sur type, 9 heures dans les 3 mois précédents dont 4 sur type et aucune dans les 24 dernières heures. CONCLUSION L'accident est dû à la réalisation d'actions correctrices à très faible hauteur ayant entraîné le heurt de l'aile droite avec la piste puis le cheval de bois.
Arrêt moteur en montée après décollage en remorquage planeur. Désamorçage de l'alimentation en carburant dû à l'obturation d'une prise de carburant.