Vol local AD Arcachon (33). Au cours d'un vol d'initiation, le planeur atterrit durement et effectue un demi-tour au sol. Le train d'atterrissage est effacé.
De retour d’un vol local d’environ une heure, le pilote avait décidé d’intégrer le circuit d’aérodrome main droite pour la piste 24. À environ 250 m du seuil de piste, il s’est retrouvé trop bas et décalé de 360 m à gauche de l’axe de piste. Comprenant qu’il ne pourrait pas rejoindre le circuit d’aérodrome main droite, il a débuté un demi-tour par la gauche pour rejoindre la fin de vent arrière ou la base du circuit main gauche de la piste 24. Lors de ce virage effectué à basse hauteur (environ 150 m) et avec une vitesse ne lui assurant pas une marge de sécurité suffisante, le planeur a décroché et est entré en collision avec le sol. L’enquête n’a pas permis de déterminer avec certitude la cause du décrochage. Il est probable qu’une combinaison du virage à faible vitesse, des rafales de vent pouvant atteindre 18 kt et de possibles courants descendants au-dessus de la carrière soit à l’origine de ce décrochage et de la vrille qui en a résulté. Les actions du pilote lui ont permis de sortir rapidement de la vrille avant la collision avec le sol et ont ainsi atténué les conséquences de l’accident. L’erreur de calage altimétrique qui a conduit à une indication d’altitude supérieure d’environ 35 m à l’altitude réelle du planeur a pu contribuer à la mauvaise perception du pilote de la hauteur réelle du planeur lors du retour vers l’aérodrome.
Note : les informations suivantes sont issues des témoignages du pilote et d'un témoin au sol. La validité de ces informations n'est pas assurée. 1 - DÉROULEMENT DU VOL Au retour d’un vol d’environ 1 h 55 min, le pilote rejoint le circuit d’aérodrome en branche vent arrière main droite pour la piste 28 et sort le train d’atterrissage. En finale, malgré son action sur les aérofreins, il ne parvient pas à stabiliser sa trajectoire. Il considère qu’il est trop haut et que sa vitesse est trop rapide. Il survole la piste et s’immobilise au-delà de son extrémité. Le train d’atterrissage est sorti. Un témoin indique avoir vu l’avion en finale avec le train rentré. Les conditions météorologiques étaient les suivantes : vent 300°/5kt ; CAVOK ; température 27°C. Le pilote est titulaire d’une licence de pilote de planeur. Il totalisait 141 heures de vol dont 1 h 20 dans les 90 jours précédents sur un autre type de planeur. Il volait pour la première fois sur pégase. 2 - ENSEIGNEMENTS ET CONCLUSION L’accident est dû à la confusion entre la commande des aérofreins et la commande de train d’atterrissage en finale. La faible expérience récente et sur le type de planeur ont pu contribuer à l’accident. Un événement similaire a déjà fait l’objet d’un rapport du BEA(1). (1) http://www.bea. aero/docspa/2000/f-fk000311/pdf/f-fk000311.pdf
Vol local Seyne les Alpes. Des témoins, présents sur la piste au moment de l'envol, précisent que le planeur est parti lentement en virage à droite dès l'envol jusqu'à s'écraser au sol après que le câble se soit décroché en sécurité. Ces témoins précisent qu'aucune des surfaces mobiles n'a accusé le moindre mouvement. L'enquête a mis en évidence qu'il n'y avait pas eu ni défaillance mécanique du treuil, y compris du câble, ni erreur de manipulation du treuilliste, ni défaillance de la chaîne de commande de pilotage du planeur. Certains vélivoles amis du pilote ne l'ont pas trouvé particulièrement fatigué. D'autres au contraire disent qu'il avait marqué quelques signes de fatigue avant le décollage. Durant la période estivale il résidait dans une caravane non chauffée. La nuit précédent le jour de l'événement la température avait atteint 0° C. Il avait effectué la veille un vol d'onde d'une durée de quatre heures trente aucours duquel, selon ce qu'il avait déclaré le soir à ces amis, il était monté à 4600 m. La durée exacte durant laquelle il était resté à cette altitude n'a pu être déterminée précisément. D'après des vélivoles de la région elle a probablement été d'environ deux heures. Le planeur n'était pas équipé de masque à oxygène. A défaut d'autopsie pratiquée sur le corps du pilote l'hypothèse d'une défaillance humaine résultant d'une fatigue physiologique peut être retenue comme cause de l'accident.
Le pilote et le passager décollent en remorqué vers 13 h 30 de l’aérodrome de Serres La Bâtie (05) pour un vol dans la région de Briançon (05) suivi d’un retour sur Serres. Le vol s’effectue avec deux autres planeurs derrière un planeur leader. Après environ 8 heures de vol, le pilote met le moteur en route dans les environs de Sisteron. A cet instant, il se situe à l’arrière du groupe dont il décide de se séparer. Il reste en communication radio avec le pilote du planeur leader et ne fait pas état de problème particulier. Vers 21 h 05 (point 2, voir trajectographie ci-dessous), il pénètre dans une vallée qu’il survole à faible hauteur. Il en sort vers 21 h 22 (point 4) au niveau de la ville de Serres puis, moteur tournant, poursuit le vol dans une vallée montante qui mène au col de Faye. Il survole un champ sur lequel un atterrissage de précaution est possible. A l’approche du col en vol rectiligne, le motoplaneur heurte un arbre avec l’aile gauche puis entre en collision avec le sol en contrebas dans le lit d’une rivière asséchée. Les conditions météorologiques étaient les suivantes : vent du 300 à 330 ° pour 14 à 25 kt, CAVOK, turbulence modérée à localement forte avec présence de vents rabattants sur les versants est du relief. Heure du coucher du soleil : 21 h 24. Lorsqu’il est sorti de la vallée à faible hauteur, le pilote n’était plus en mesure de rejoindre directement l’aérodrome de Serres car les performances du moteur ne permettaient pas de prendre la hauteur nécessaire pour s’affranchir du relief, des turbulences et des vents rabattants. A proximité de la ville (point 4), de nombreux champs auraient permis un atterrissage en campagne. Le pilote était détenteur d’une licence de pilote de planeur délivrée par l’Allemagne. Il totalisait 2 600 heures de vol dont 191 sur type et 70 dans les trois mois précédents dont 34 sur type. Le passager, frère du pilote, ne disposait pas de titre aéronautique. Ils étaient arrivés à Serres le samedi précédent et avaient volé en groupe sur ce même planeur motorisé le dimanche (5 h 15 min de vol), le lundi (7 h 30 min) et le mardi (8 h 40 min). Ils n’ont pas volé la veille du jour de l’accident. Conclusion La fin du vol s’est déroulée en fond de vallée, à basse altitude, à une heure proche de la nuit aéronautique et dans des conditions aérologiques défavorables que le pilote n’était pas en mesure de compenser avec son moteur. L’accident résulte d’une obstination du pilote à poursuivre le vol dans un environnement difficile et d’une absence de décision d’atterrir en campagne malgré les possibilités offertes.
Vol local AD Oyonnax (01) Lors d'une remise de gaz, le moto-planeur perd de la hauteur et entre en collision avec des arbres puis le sol.
Lorsque le pilote n’a plus trouvé d’ascendances, alors qu’il se trouvait dans le secteur de la branche vent arrière et à la bonne altitude pour écourter le vol et commencer l’approche en piste 36, il a préféré poursuivre son vol. Il avait en tête depuis plusieurs jours de valider une ascension à 3 000 m. De plus, s’il atterrissait, il pensait qu’il allait probablement devoir attendre longtemps avant de pouvoir décoller. Il a alors essayé de trouver une ascendance à l’est de la « crête de Rouast », endroit où il en avait déjà exploité lors de vols précédents, mais à une altitude plus élevée. Il s’est alors éloigné vers l’est, mais une fois passé de l’autre côté de la crête il n’en a pas trouvé. Le planeur s’est alors trouvé trop bas pour retourner à l’ouest de la crête et rejoindre la branche vent arrière. Le pilote a perdu de vue la piste et la vélisurface. Il a ensuite été contraint par le relief de s’éloigner vers le sud pour contourner celui-ci avant de pouvoir rejoindre la vallée de l’aérodrome. Le planeur a continué à perdre de l’altitude. Le pilote s’est retrouvé dans un état de confusion très avancé que le stress induit par la situation inhabituelle a pu alimenter. À la sortie du ravin, à une altitude plus faible que d’habitude et plus au sud de l’étape de base, le pilote n’a pas reconnu le paysage et a considéré qu’il se trouvait à un autre endroit. Le pilote, qui avait une expérience limitée des atterrissages en campagne avec un planeur équipé d’un malonnier, n’a pas considéré l’interruption du vol comme une option. La situation très dynamique de la fin du vol, cumulée à l’environnement géographique contraignant, lui a laissé peu de temps pour analyser sereinement l’environnement et retrouver ses points de repère. Il a poursuivi tout droit vers l’ouest et est entré à une altitude insuffisante dans un autre ravin qui n’offrait alors plus la possibilité de faire demi-tour. Il a tenté de sortir du ravin en virant vers le nord, mais l’altitude du planeur était insuffisante ; il est entré en collision avec les arbres lors du franchissement de la crête.
Deux pilotes expérimentés ont entrepris un vol à bord d’un planeur biplace. Le pilote en place avant considérait que l’autre pilote serait commandant de bord car il détenait une qualification d’instructeur et connaissait la région mieux que lui. Le pilote en place arrière a placé le vol dans un contexte de « vol mutuel », en s’attribuant le rôle de commandant de bord mais en laissant les commandes et l’initiative à l’autre pilote. Les deux pilotes n’ont cependant pas discuté l’attribution des rôles et des fonctions avant le vol. À un certain moment du vol, le pilote en place avant a poursuivi le vol dans des conditions que le pilote en place arrière désapprouvait sans toutefois l’exprimer clairement. À partir de là, ce dernier était tendu car l’atterrissage sur l’aire du Rosier lui semblait inéluctable. Il a toutefois laissé les commandes et l’initiative au pilote en place avant. Lorsque le pilote en place avant n’a plus trouvé d’ascendances, il a décidé d’interrompre le vol et d’atterrir sur l’aire du Rosier. Il a préparé la prise de terrain en commentant ses actions à voix haute. Pensant qu’il était en difficulté, le pilote en place arrière a repris les commandes. Il a tenté en vain de gagner de l’altitude puis s’est résolu à atterrir. Il a effectué la branche vent arrière avec un écartement un peu faible par rapport à l’aire d’atterrissage. Durant celle-ci, le planeur a perdu peu d’altitude. Il s’est retrouvé trop haut en étape de base et le pilote en place arrière a été contraint d’effectuer un virage d’éloignement pour perdre de l’altitude. Lors de la trajectoire finale, le planeur étant toujours trop haut, il a sorti les volets, puis a ordonné au pilote en place avant de sortir le parachute-frein. Ce dernier, démobilisé depuis la reprise des commandes par le pilote en place arrière, a poussé après quelques secondes d’hésitation, le levier de commande du parachute-frein jusqu’à la butée avant, entraînant son largage. Pour tenter d’éviter une haie d’arbres, tous deux ont simultanément rentré les aérofreins et tiré sur la commande de profondeur. Le planeur a heurté un arbre et s’est immobilisé sur le dos dans une rivière, immergeant les occupants.
Note : Les informations suivantes sont issues d’une vidéo et des témoignages de l’instructrice et de l’élève pilote. Ces informations n'ont pas fait l'objet d'une validation indépendante par le BEA. 1. Déroulement du vol L’élève pilote décolle avec son instructrice de l’aérodrome d’Issoire-Le Broc aux alentours de 15 h 05 pour une série de tours de piste de contrôle. Les tours de piste étant correctement réalisés, l’instructrice propose à l’élève pilote de faire son lâcher solo. L’élève décolle en remorqué depuis la piste 18L. Le remorquage et le vol se déroulent normalement. Elle est en contact radio avec son instructrice. Au bout de quelques minutes, elle effectue une prise de terrain en L (PTL) en vue d’atterrir en piste 18L. Au moment d’arrondir, elle sort les aérofreins. L’assiette diminue, le planeur touche durement le sol à l’entrée de la piste, en amont du seuil décalé, puis rebondit jusqu’à une hauteur d’environ dix mètres. L’élève applique alors une forte assiette à piquer. Le planeur entre en collision avec le sol entraînant la rupture du fuselage. 2. Renseignements complémentaires 2.1 Météo Selon l’instructrice et l’élève pilote, les conditions météorologiques locales étaient CAVOK, avec un vent de 5 à 10 nœuds dans l’axe et une température de 32 °C. 2.2 Piste La piste 18L, dédiée aux planeurs, a un seuil décalé de 70 m et une longueur disponible pour l’atterrissage de 785 m. Le planeur est initialement entré en contact avec le sol juste après le marquage délimitant la piste, soit près de 70 m avant le seuil décalé. 2.3 Témoignage de l’élève pilote Âgée de 19 ans, elle était en cours de formation pour l’obtention de la licence de planeur. Elle avait une expérience d’environ 11 heures de vol, toutes effectuées dans les 30 jours précédents et toutes sur ASK21 en double-commande. Elle a constaté, lors de son passage en vent arrière, qu’elle était un peu trop haut et a donc décidé de sortir les aérofreins pour rattraper le plan de descente. En arrivant en finale, elle a évalué sa position comme trop basse et a donc rentré les aérofreins. Elle indique qu’à ce moment, bien que sa vitesse fût conforme, le planeur lui semblait moins stable qu’à son habitude en passant au-dessus du champ de maïs. Elle indique avoir appliqué la méthode apprise au cours de sa formation consistant à sortir les aérofreins à mi-efficacité en même temps qu’une action à cabrer sur le manche au moment de l’arrondi. Elle estime avoir sorti les aérofreins trop brusquement provoquant ainsi un contact dur avec la piste suivi d’une action trop importante sur le manche entraînant le rebond. Elle précise qu’en s’apercevant qu’elle allait entrer en collision avec le sol, elle a alors à nouveau rentré les aérofreins. Immédiatement après cette action, l’ASK21 a rebondi. Elle explique avoir cherché à conserver sa vitesse en poussant sur le manche. Elle rapporte avoir entendu une consigne à la radio de la part de son instructrice lui demandant de prendre une assiette à piquer. Elle indique ne pas avoir eu le temps de faire d’autre action avant que le planeur n’entre en collision avec le sol. 2.4 Témoignage de l’instructrice L’instructrice indique que les circuits en double comme en solo se sont bien déroulés. Elle décrit le passage au-dessus du champ de maïs comme délicat en raison des turbulences. Elle considère par ailleurs le plan de descente de son élève comme dans la limite basse acceptable pour atterrir en piste 18. Elle explique que l’atterrissage avant le seuil décalé est une habitude de l’aéroclub permettant de gagner de la longueur de piste à l’atterrissage. Selon elle, l’arrondi de son élève était peu marqué et tardif. Elle précise que la sortie brutale des aérofreins peut être à l’origine de l’atterrissage dur puis la forte action à cabrer peut expliquer l’ampleur du rebond. Elle explique par ailleurs que des proches de son élève assistaient au vol et que leur présence a pu contribuer à augmenter son stress pour son premier lâché solo. Décembre 2023 Les enquêtes du BEA ont pour unique objectif l’amélioration de la sécurité aérienne et ne visent nullement à la détermination de fautes ou responsabilités.
Vol local AD Fayence (83): De retour vers l'aérodrome de Fayence, le pilote ne trouve plus d'ascendances et le planeur heurte la cime des arbres dans lesquels il s'immobilise.