Rapport d'Enquête cat.3 : rapport sur un événement aux conséquences limités, élaboré à partir d'un ou de plusieurs témoignages n'ayant pas fait l'objet d'une validation indépendante par le BEA. Note : Les informations suivantes sont principalement issues du témoignage du pilote. Ces informations n'ont pas fait l'objet d'une validation indépendante par le BEA. 1 - DÉROULEMENT DU VOL Le pilote, accompagné d’un passager, décolle de la vélisurface de La Motte du Caire (04) vers 14 h 50 pour un vol local. Les conditions thermiques sont propices à des évolutions en planeur au sud et à l’ouest du terrain. À 17 h 30, le pilote constate un manque d’ascendances au-dessus de la montagne de Croc [1] , à une altitude de 1 500 m. Il poursuit alors vers le nord-ouest dans la vallée de l’Ouvèze, espérant y trouver les ascendances nécessaires pour continuer son vol. N’y parvenant pas, il est contraint d’atterrir près du village de Vercoiran. Le pilote atterrit dans un vignoble. Le contact avec le sol s’effectue entre deux lignes de culture, dans l’axe des vignes. Au cours du roulement à l’atterrissage, le bout de l’aile gauche percute un rocher. Le planeur effectue un quart de tour vers la gauche, entre en contact avec les cultures et d’autres rochers, puis s’immobilise. 2 - RENSEIGNEMENTS COMPLÉMENTAIRES Le jour de l’accident, le pilote, titulaire d’une licence de pilote de planeur depuis janvier 1988, totalisait 1 526 heures de vol, dont 57 h 15 dans les 30 derniers jours. Il était aussi titulaire d’une licence de pilote LAPL(A) depuis août 2020. Le pilote indique qu’il avait connaissance d’un champ de dégagement identifié vers la Montagne de Croc. Il a toutefois décidé d’essayer de trouver des ascendances dans la vallée dans l’espoir de pouvoir poursuivre le vol. Il estime avoir pris tardivement la décision d’atterrir en campagne. Selon lui, le fait d’avoir retardé l’interruption du vol l’a forcé à choisir un champ non identifié et peu propice à l’atterrissage. [1] Située à environ 25 Nm à l’ouest de la vélisurface.
Circonstances Le pilote décolle au treuil en piste 07 pour un vol local. Après le largage automatique du câble, il recherche une ascendance thermique, sans succès. Il décide d'interrompre le vol, rejoint le circuit de piste et atterrit avec le train rentré sur la piste 07. L'examen du planeur n'a pas mis en évidence de dysfonctionnement de la chaîne cinématique de la commande de train d'atterrissage. Le pilote indique qu'après les décollages au treuil, il a pour habitude(1) de ne pas rentrer le train tant que le planeur n'évolue pas dans une ascendance, de façon à ce que le train soit déjà sorti en cas d'interruption rapide du vol. Dans la branche vent arrière, il pense avoir, sans réfléchir, manipulé la poignée de manœuvre de train et l'a rentré au lieu de le sortir. Il ajoute qu'il n'a pas annoncé à voix haute « train sorti verrouillé sur le vert» et qu'en conséquence il n'a probablement pas vérifié visuellement la position de la commande de train sorti. Sur ce type de planeur, le fonctionnement du train est entièrement mécanique. La commande est située sur le côté gauche du cockpit. Son positionnement vers l'avant dans un cran situé en face d'un repère de couleur verte permet de sortir le train. Son positionnement vers l'arrière permet de le rentrer. Le pilote totalisait 189 heures de vol depuis 2009 dont 90 sur type et 6 dans les trois mois précédents. Il totalisait 270 treuillés dont 168 en tant que commandant de bord. Les conditions météorologiques étaient les suivantes : vent du 330° pour 10 kt, CAVOK, température 20 °C, température du point de rosée 10 °C, QNH 1018 hPa. Conclusion L'accident est dû à l'application incomplète des actions et vérifications après le décollage ainsi qu'à l'absence de contrôle avant l'atterrissage, consécutivement à une interruption volontaire du vol. (1)Cette technique n'est ni décrite dans le manuel de vol ni enseignée dans le club
Données préliminaires issues de la notification des autorités de la Slovénie : Glider was aero-towed by a DR400/180 on a first glider solo for a student on this type. After take-off at about 200 m height and distance of about 800 m from the runway threshold, the aircraft separated. Afterwards Robin DR400/180 crashed onto the wooded hillside. The aircraft burned. The pilot of aero-tow lost his life. The aircraft was destroyed in the fire. Student pilot succesfully returned and landed in the opposite direction from the direction of take-off. La traduction ci-dessous est donnée à titre indicatif : Le planeur est tracté par un DR400/180 pour le premier vol solo d'un élève pilote sur ce type. Après le décollage, à environ 200 m de hauteur et à une distance d'environ 800 m du seuil de piste, l'aéronef se détache. Puis le Robin DR400/180 s'écrase sur une colline boisée et s'embrase. Le pilote décède et l'aéronef est détruit par le feu. L'élève-pilote du planeur parvient à faire demi-tour et se pose dans la direction opposée au décollage.
La pilote décolle vers 13 h 30 en remorqué de l’aérodrome de Buno-Bonnevaux (91) pour une navigation circulaire vers l’est à destination de l’aérodrome d’Épernay-Plivot (51). Vers 16 h 40, le planeur passe à la verticale de l’aérodrome d’Épernay-Plivot et la pilote débute le trajet retour. Environ trois minutes plus tard, alors qu’elle évolue à une hauteur de 630 m au-dessus d’une zone agricole, la pilote perd le contrôle de son planeur et entre en collision avec le sol dans un vignoble. La pilote a entrepris un vol dans des conditions météorologiques turbulentes. Elle était assise sur le harnais en position verrouillée. L’enquête n’a pas permis de déterminer si cette omission était volontaire ou si elle résultait d’un oubli. Le vol s’est déroulé de manière nominale jusqu’à l’aérodrome d’Épernay Plivot. Quelques minutes après ce point tournant, alors à une hauteur de 630 m environ, la trajectoire s’est incurvée et on observe une prise de hauteur concomitamment à une baisse de vitesse. L’enquête indique que la perte de contrôle et la possible autorotation qui s’en sont suivies étaient probablement dues à l’aérologie conjuguée à une vitesse faible en virage.
Vol local AD Chambéry Challes-les-Eaux (73). Le pilote explique qu'il décolle au treuil et qu'il ne cabre pas assez le planeur. Le starter radio l'observe depuis le sol et lui demande de corriger son assiette. Le pilote effectue un mouvement franc à cabrer puis relâche son action. La manoeuvre provoque la détente du câble et le gonflement du parachute de sécurité. Le câble se détache et le pilote décide d'atterrir droit devant lui. A la demande du starter, il sort les aérofreins mais ne prend pas une assiette à piquer suffisante. Constatant que la vitesse chute, il rentre les aérofreins et poursuit sa finale. Il atterrit durement en extrémité de piste. Le vent soufflait du secteur avant pour 15 à 20 kt. Les aérofreins sont retrouvés en position non verrouillée. Le pilote estime que le planeur a décroché près du sol mais ne se souvient pas s'il a sorti à nouveau les aérofreins. Il n'avait pas volé depuis plus de six mois et était peu familiarisé avec les départs au treuil. La semaine précédente, il avait effectué un vol de contrôle avec un instructeur. Le décollage avait été réalisé avec un remorqueur.
Vol AD Saint-Nazaire (44) - AD Guiscriff (56). A environ 15 km au sud de l'aérodrome de Vannes, le pilote ressent des vibrations qu'il associe à un problème aérodynamique. Il indique qu'il réduit le régime à 1800 tours par minute puis prend la vitesse de finesse maximum. Il contacte la tour de contrôle de Vannes pour l'informer de sa situation et de son intention d'atterrir sur la piste 04 après une intégration directe en finale. Lorsque le moto-planeur arrive à environ 600 mètres du seuil de piste, le contrôleur confirme au pilote que sa hauteur ne lui permettra probablement pas d'atteindre la piste. Le pilote explique qu'il décide d'atterrir dans un champ situé sur sa droite. Avant d'atterrir, il est contraint de réaliser un virage de 90° pour éviter une botte de foin dans le champ. A la fin de ce virage, il se retrouve face à une maison et décide de « plaquer » le planeur au sol. Le train principal gauche, la partie inférieure du fuselage et du capot du moteur sont endommagés. L'hélice est cassée. Après l'accident, la personne en charge de la maintenance du motoplaneur a identifié un décalage de l'une des magnétos.
Vol AD Chauvigny (86) - AD Bourges (18). Lors de l'atterrissage sur la piste 24 revêtue, l'avion-planeur rebondit par 2 fois. Le train d'atterrissage se rompt lors du troisième contact avec la piste, et l'avion termine sa course sur le ventre. Le pilote indique qu'il a insuffisamment contrôlé l'exécution de l'arrondi de l'avion.
Vol local AD Barcelonnette - Saint-Pons (04) : Le pilote se présente en finale pour la piste 27. Il est ébloui par le Soleil couchant et perd le visuel de la piste. Il dévie vers la droite et s'aligne sur une route parallèle à l'axe de piste. Le planeur entre en collision avec un arbre puis une habitation.
Données préliminaires issues de la notification des Pays-Bas: The glider pilot released the cable early during the winch launch to avoid a collision with the aircraft. La traduction ci-dessous est donnée à titre indicatif : Au cours du décollage au treuil, le pilote du planeur anticipe le décrochage du câble pour éviter une collision avec un avion.
Données préliminaires issues de la notification des autorités du Royaume-Uni : Mid-air collision between tug and an un-related glider. Both aircraft landed safely. La traduction ci-dessous est donnée à titre indicatif : Collision en vol entre un avion remorqueur et un planeur sans rapport avec l’avion remorqueur. Les deux aéronef atterrissent en toute sécurité.