A 13 h 30, le pilote et sa passagère décollent en remorqué de la piste 28 non revêtue de l'aérodrome de Vinon. Le pilote indique qu'après le largage dans le sud-ouest, il ne parvient pas à trouver d'ascendance et il décide de revenir survoler les environs de l'aérodrome. Vers 300 mètres de hauteur, il déploie le moteur d'appoint replié derrière l'habitacle mais ne parvient pas à le démarrer. Décidant d'interrompre le vol, il actionne la commande électrique de rentrée du moteur et se concentre sur la procédure d'atterrissage à Vinon. Il se présente à basse hauteur en vent arrière main gauche pour la piste 28 non revêtue. En dernier virage, il dépasse l'axe d'atterrissage et tente de corriger la trajectoire en inclinant fortement le planeur. L'aile gauche puis la cellule heurtent le sol. Le planeur poursuit latéralement sa course au sol et franchit un chemin en remblai avant de s'immobiliser. Le vent soufflait du sud-est pour une dizaine de noeuds1. L'examen de l'épave a montré que le moteur n'était pas rentré. Le pilote explique qu'il était persuadé du contraire et n'a pas vérifié la position du dispositif. Il ne s'est pas rendu compte que la traînée ainsi créée a contribué à augmenter la pente de descente du planeur. Il n'a pas pensé à utiliser la piste 10 ou la piste 02. Dans la branche vent arrière 28, le vent du sud-est a poussé le motoplaneur vers la piste. Le moteur d'appoint n'avait pas fonctionné depuis quatre mois. Ce modèle ne dispose pas de démarreur et se met en route en vol grâce au vent relatif. Il peut être replié manuellement lorsque le dispositif électrique ne fonctionne pas. Conclusion L'accident est dû : - à la non vérification de la rentrée du moteur et l'absence de détection de la trainée additionnelle induite, - à une focalisation du pilote sur un atterrissage en piste 28 alors que le taux de descente et le vent auraient pu l'inciter à choisir une autre piste. 1 Malgré ce vent, la piste 28 était utilisée car elle offre un meilleur dégagement au décollage des avions.
Le pilote du LS 3, décolle de l’aérodrome de Issoudun (36) vers 12 h 25 pour un circuit local. Il se dirige vers Montrichard (41) puis vers la Sologne (voir carte ci-après). Vers 13 h 20, un groupe de planeurs militaires, dont le Pégase, décolle de l’aérodrome de Romorantin (41) pour effectuer un circuit en direction de Briare (45)- Epuisay (41) et retour à Romorantin.
Le pilote du LS 3, décolle de l’aérodrome de Issoudun (36) vers 12 h 25 pour un circuit local. Il se dirige vers Montrichard (41) puis vers la Sologne (voir carte ci-après). Vers 13 h 20, un groupe de planeurs militaires, dont le Pégase, décolle de l’aérodrome de Romorantin (41) pour effectuer un circuit en direction de Briare (45)- Epuisay (41) et retour à Romorantin.
Vol local AD Romorantin (41). Le pilote indique qu'au retour d'un vol d'initiation d'une cinquantaine de minutes, en très courte finale à environ 5 mètres du sol, le planeur décroche et heurte brutalement le sol une trentaine de mètres avant le seuil de piste. Il s'agissait d'un vol d'initiation au profit du passager. Le pilote indique qu'il a voulu montrer l'efficacité des aérofreins en finale.
Vol local AD Gap (05) Ne parvenant pas à trouver d'ascendances, le pilote est contraint à un atterrissage en campagne sur un champ répertorié. Il explique qu'il se présente en finale avec une vitesse trop élevée. Le planeur termine sa course dans un bosquet. Le pilote précise qu'il s'est précipité car il craignait de ne pouvoir atteindre le champ. Il n'a pas pu stabiliser son approche.
Lors d’un vol de découverte, le pilote a estimé que les conditions étaient trop turbulentes pour le confort du passager et a fait demi-tour. Alors qu’il longeait le relief sur un trajet qu’il avait déjà emprunté plus tôt dans la journée, il a rencontré des rabattants qui ont fait dériver le planeur sur la paroi. Celui-ci a touché le sol et rebondi avant de s’immobiliser sur la pente.
Vol local AD Florac (48). En séjour d'activité vélivole, le pilote effectue un vol sur les reliefs environnants. Deux témoins, un randonneur et le pilote remorqueur, voient le planeur descendre en vrille et entrer en collision avec le relief sur la pente au dessus de laquelle il évoluait. Aucune défaillance du matériel n'a été mise en évidence par l'enquête. La cause de la perte de contrôle n'a pu être identifiée.
Vol local AD Roanne (42). Le pilote explique qu'il ne parvient pas à trouver d'ascendances et doit interrompre le vol. Il décide d'atterrir dans un champ situé à une vigtaine de kilomètres au sud de Roanne. En finale, il découvre qu'une ligne électrique traverse le champ. Il tente en vain de l'éviter par une action à cabrer. Le planeur entre en collision avec la ligne et heurte durement le sol.
Note : Les informations suivantes sont principalement issues du témoignage de la pilote. Ces informations n'ont pas fait l'objet d'une validation indépendante par le BEA. 1 - Déroulement du vol La pilote décolle en remorqué à 15 h 40 de la piste 23 de l’aérodrome de Chauvigny (86) pour un vol local. Après deux heures de vol, de retour vers l’aérodrome, la pilote réalise une prise de terrain en L pour un atterrissage en piste 23. L’approche est effectuée sur le plan avec une vitesse estimée à 100 km/h. La pilote entreprend l’arrondi tardivement, le touché a lieu sur la roulette de nez puis la queue du planeur percute le sol. Le fuselage est fortement endommagé, des fissures sont présentes sur sa partie arrière et au niveau de la roulette de nez. 2 - Renseignements complémentaires La pilote, âgée de 23 ans, était en en cours de formation à l’obtention de la licence de pilote de planeur. Le vol de l’accident était son sixième vol en solo. Elle totalisait 21 h 30 de vol dont 18 h effectuées dans le mois précédent l’accident. Elle indique qu’elle était concentrée sur son point d’aboutissement en approche finale, ce qui selon elle a pu la conduire à débuter trop tardivement l’arrondi. La pilote ajoute que le jour de l’accident, le ciel était clair, sans nuage et le vent faible.
DEROULEMENT DU VOL Le pilote décolle à 14 h 03 de la vélisurface de La Motte du Caire avec un passager. A 18 h 37, le planeur entre en collision avec le sol sur la montagne de la Blanche à 36 kilomètres à l’est de La Motte du Caire. Les conditions météorologiques estimées sur le site étaient les suivantes : vent du 030° pour 10 kt, visibilité supérieure à 10 km, ciel dégagé, température 25 °C. Le planeur était équipé d’un calculateur FLARM qui a permis de déterminer l’heure de l’accident. Il n’a pas été possible de retracer précisément la trajectoire finale de l’aéronef mais l’analyse des données indique une perte progressive d’altitude pendant les quatre minutes précédant la collision. Le passager installé en place avant était le chef pilote d’un club vélivole néerlandais. Il avait peu d’expérience en montagne et profitait de l’expérience du pilote en place arrière qui était membre du même club, possédait une expérience de 787 heures de vol et pratiquait le vol à voile depuis une quinzaine d’années dans la région. Selon d’autres pratiquants volant ce jour-là, les conditions météorologiques étaient peu favorables au vol de pente. CONCLUSION L’accident est dû à la décision d’effectuer du vol de pente sous le vent d’un relief alors que les conditions météorologiques générales ne semblaient pas favorables à ce genre d’évolution.