Rapport d'Enquête cat.2 : rapport de format simplifié, adapté aux circonstances de l'événement et aux enjeux de l'enquête. Le pilote effectuait du vol de pente sur les versants est des massifs du Monte Rinosu et du Monte Incudine. Après deux heures de vol, il a rejoint une zone où se trouvait un planeur à une altitude plus élevée et a débuté une spirale sous la crête pour tenter de prendre de l’altitude. À la fin de son premier tour de spirale, il s’est retrouvé face au relief et n’a pas pu éviter la collision avec la végétation.
Le pilote, en l’absence d’ascendance, a interrompu le vol pour effectuer un atterrissage en campagne. Après avoir procédé à la perte d’altitude et à la reconnaissance d’un champ, il a constaté la présence d’un obstacle dans le champ choisi. Il a été contraint d’en choisir un autre rapidement sans avoir le temps de faire une reconnaissance complète. Il a détecté très tardivement la présence d’une ligne électrique et n’a pas pu ajuster sa trajectoire. La collision avec la ligne a déstabilisé le planeur qui est entré en collision avec le sol quelques dizaines de mètres plus loin.
Vol AD Mont Dauphin St Crépin (05) - AD Fayence (83). Le pilote décolle de Fayence à 12 h 05 pour un vol vers St Crépin puis retour. En raison de manque d'ascendances, Il décide d'atterrir à Saint-Crépin. Après une pause de 45 minutes, il décolle à 19 h 00 et se fait remorquer jusqu'à Saint-André-des-Alpes (04) où il se fait larguer à 3 000 m pour le vol de retour direct sur Fayence. Lors de l'atterrissage en piste 10, le planeur heurte durement le sol puis rebondit plusieurs fois avant de s'immobiliser sur la piste.
Au retour d’un vol de navigation, le pilote de F-GNXT arrive en vue de l’aérodrome de Vinon par le sud-ouest, s’annonce sur la fréquence d’auto-information à deux minutes de la verticale et se reporte à une hauteur de 1 300 ft au-dessus de l’aérodrome pour évaluer les paramètres. Il constate que des personnes, des véhicules et des planeurs sont présents sur la piste 16, en amont des mini-bandes. L’activité planeur n’ayant semble-t-il pas encore débuté, il se reporte en début de vent arrière main gauche pour atterrir sur la piste 28. Alors qu’il se trouve à une hauteur d’environ 800 ft en début de vent arrière pour la piste 28, un avion remorquant un planeur (attelage) décolle depuis la piste 16. En milieu de vent arrière le pilote du F-GNXT aperçoit l’attelage en montée dans ses dix heures, plus bas que lui. Estimant que les trajectoires des aéronefs sont conflictuelles, il rappelle immédiatement sa présence dans le circuit d’aérodrome pour la piste 28 avion sur la fréquence d’auto-information, à l’intention du starter et du pilote du remorqueur. Il ne reçoit aucune réponse en retour. L’attelage vire alors à droite en poursuivant la montée. Au moment où le pilote du F-GNXT vire en étape de base, le pilote du remorqueur d’un second attelage décolle de la piste 16. Lorsque le F-GNXT arrive en dernier virage à une hauteur d’environ 400 ft, le premier attelage se trouve toujours en virage à droite au sud de la piste 28, à une hauteur de 600 ft en montée vers le nord pour rejoindre le secteur de largage des planeurs situé au nord-est de l’aérodrome. Le second attelage a croisé la piste 28 et se trouve à une hauteur de 120 ft en montée, également en virage à droite. Un motoplaneur est aligné sur la piste 20 et le pilote est sur le point de décoller. À la sortie du dernier virage, le pilote du F-GNXT aperçoit le second attelage en montée plus bas que lui. Il hésite à remettre les gaz, interrompt momentanément la descente puis décide de poursuivre l’approche en décalant son point d’aboutissement sur la droite pour atterrir sur la piste non-revêtue. L’avion se trouvant haut sur le plan d’approche, le pilote effectue un rattrapage de plan, sort les pleins volets et réduit complètement les gaz. Il arrondit tardivement et est surpris par un premier rebond de l’avion. L’avion effectue un second rebond puis, au troisième contact avec la piste, le train d’atterrissage avant se rompt et l’hélice entre en contact avec le sol. L’avion s’immobilise sur la partie non-revêtue de la piste 28, juste avant l’intersection avec la piste 02/20. Il est alors survolé par le motoplaneur qui a décollé de la piste 20. En poursuivant une approche non stabilisée avec un plan de descente trop fort et une vitesse en finale trop élevée, la gestion de l’arrondi a été délicate. L’arrondi tardif a été suivi d’un atterrissage dur puis d’un premier rebond. Le pilote a probablement rendu la main après le rebond, occasionnant une assiette à piquer propice à un second rebond puis à la rupture du train avant lors du troisième contact avec la piste. N’ayant jamais été confronté à un rebond lors de l’atterrissage et ne connaissant pas les actions à réaliser en pareil cas, il a pu avoir des actions inappropriées sur les commandes, conduisant à un atterrissage dur et à la rupture du train avant. La décision du pilote de prolonger l’étape de base et de décaler son point d’aboutissement initialement prévu pour gérer ce qu’il considérait être un espacement insuffisant avec le deuxième attelage, a déstabilisé l’approche finale. Ce report d’attention a pu se faire au détriment de la surveillance des paramètres de vol, de sorte que l’atterrissage s’est fait avec une vitesse et un plan excessif. Le pilote s’est intégré dans le circuit d’aérodrome sans avoir pris conscience que l’activité vol à voile était sur le point de débuter. En vent arrière, confronté à cette situation imprévue, l’effet de surprise peut l’avoir perturbé suffisamment pour altérer sa capacité de jugement. Il n’a alors pas su quelle réaction adopter, puis a rencontré des difficultés pour tenir la trajectoire verticale de l’avion sur le plan nominal de descente et en conséquence contrôler sa vitesse en finale. La sensation d’inconfort dans une situation d’activité planeur forte a pu le conduire à ne pas remettre les gaz lors de l’approche. Le BEA a adressé quatre recommandations de sécurité, une à l’exploitant de l’aérodrome, une à la DGAC et deux à la DSAC visant à sensibiliser les exploitants aux risques liés à la co-activité, et à prendre en compte les risques liés à l’utilisation simultanée de deux pistes croisées dans la règlementation.
Dans le cadre d’un stage de vol à voile, l’instructeur et l’élève pilote avaient prévu un vol de pente sur le versant sud-est du plateau du camp de Canjuers. L’instructeur ressentait une certaine pression pour réaliser le vol du fait qu’il s’agissait du dernier jour de cette session du stage et qu’il ne disposait que d’un créneau temporel réduit avant l’arrivée de conditions météorologiques défavorables au vol à voile. Par ailleurs, malgré son expérience importante de vol en montagne et au départ de Fayence, il indique qu’il n’avait jamais rencontré des conditions aérologiques de fort vent d’est, rares dans la région. Lors du briefing du matin, le chef pilote avait insisté sur la nécessité de revenir vers l’aérodrome si le planeur atteignait 1 000 m en descente et de ne pas franchir le col de Saint Arnoux. Compte tenu des conditions météorologiques particulières, le chef pilote avait décidé de se rendre auprès des pilotes avant leur décollage pour insister auprès de chaque instructeur sur les consignes de sécurité. Il n’a néanmoins pas eu le temps de s’entretenir avec l’instructeur du F-CEAV. Les ascendances rencontrées au début du vol de pente n’ont pas été très bonnes. L’instructeur a alors demandé à l’élève pilote aux commandes de changer de secteur à la recherche de meilleures conditions aérologiques en direction de l’ouest. L’instructeur n’avait pas conscience que les conditions attendues dans ce secteur n’étaient pas favorables par fort vent d’est et qu’il quittait le local de Fayence. Il a repris les commandes. Comme aucun champ n’était répertorié dans ce secteur pour réaliser un atterrissage en campagne, l’instructeur a cherché et trouvé un endroit dégagé qui lui a semblé propice et a commencé un atterrissage en campagne. Le planeur a heurté une ligne électrique lors du dernier virage à faible hauteur.
Circonstances A l'issue d'un circuit d'aérodrome avec un instructeur dans le cadre d'un vol de perfectionnement, le pilote redécolle seul pour effectuer de nouveaux circuits. En finale pour la piste 09C revêtue, des témoins voient le motoplaneur entrer en collision avec le sol, 1 900 mètres avant le seuil de piste. Un incendie post-impact détruit entièrement le motoplaneur. Un pilote, en vol en fin de branche vent arrière, indique qu'il a vu le motoplaneur établi en finale prendre soudainement une assiette à piquer qu'il estime à au moins 60°. Il précise que l'assiette n'a pas varié jusqu'à la collision avec le sol, qu'il n'y a eu aucun mouvement de roulis et qu'il n'a pas vu de fumée ni de pièces se détacher du motoplaneur. Il ajoute qu'aucun message n'a été émis sur la fréquence. L'instructeur indique que le pilote avait pour habitude de faire des approches de type planeur, avec le moteur réduit et en ajustant le plan de descente à l'aide des aérofreins. Les conditions météorologiques au sol étaient les suivantes : vent secteur nord-est environ 10 Kt, CAVOK, température proche de 0 °C. L'examen de l'épave n'a pas mis en évidence de dysfonctionnements, notamment sur la commande de profondeur, susceptibles d'avoir contribué à l'accident. Les aérofreins étaient en position déverrouillée, le moteur délivrait de la puissance au moment de la collision avec le sol. L'autopsie n'a pas permis de déterminer si le pilote était conscient juste avant la collision avec le sol. Le pilote, âgé de 81 ans, titulaire des licences de pilote privé avion et pilote planeur totalisait environ 1 200 heures de vol. Conclusion L'enquête de sécurité n'a pas permis de déterminer les causes de la perte de contrôle ayant conduit à l'accident.
Données préliminaires issues de la notification des autorités du Portugal : During a dual instructional glider training flight on t/off phase, the towrope released inadvertently from the tow aircraft at around 60 meters. The crew attempted to perform an emergency landing manoeuvre in a field, during which the glider impacted the ground. La traduction ci-dessous est donnée à titre indicatif : Lors d'un vol d'instruction en double commande, au décollage, le cable de tractage se détache inopinément de l'avion remorqueur à environ 60 m de hauteur. L'équipage entreprend un atterrissage d'urgence dans un champ lors duquel le planeur entre en collision avec le sol.
Après l’atterrissage au retour d’un vol local depuis l’aérodrome de Salon Eyguières, le pilote emprunte la voie de circulation revêtue pour rejoindre l’aire de stationnement. Gêné par le faible espacement entre les avions stationnés, il immobilise le motoplaneur à environ 150 mètres du hangar et décide de le guider manuellement entre deux avions, pendant que le passager fait avancer le planeur à l’aide du moteur. Alors qu’il descend de l’aéronef par l’avant, l’hélice en rotation heurte sa tête. L’enquête n’a permis ni d’expliquer pourquoi le pilote est descendu par l’avant de l’aile depuis la place arrière, ni d’établir la séquence ayant conduit le pilote dans le champ de l’hélice en rotation.
Vol de remorquage planeur Saint-Auban (04). Le pilote indique qu'en courte finale face au nord, l'avion subit une forte rafale verticale induisant une forte assiette à piquer avec du roulis à droite. Il touche durement la piste non revêtue. Des observateurs au sol voient la roue du train avant se détacher et la jambe du train gauche s'affaisser. Le pilote remet la puissance l'avion redécolle et la jambe du train gauche retombe au sol. Le pilote reste en vol pendant environ 30 minutes en attendant les secours. Lors de l'atterrissage de précaution, l'avion fait un cheval de bois. Vent 350°, 20 kt, rafales à 35 kt.
Vol local AD Fayence (83) Le pilote décolle à 12h22 en autonome et s'éloigne vers le nord. A 12h35 il signale sur la fréquence de l'aérodrome qu'il ne trouve pas d'ascendances et que sa hauteur est faible. Pour tenter de reprendre de l'altitude, il décide d'utiliser le moteur et déploie le pylône escamotable rentré peu de temps avant. Le taux de chute augmente sous l'effet de la trainée induite. Le planeur entre en collision avec le sol. Le pilote explique qu'il a sorti tardivement le moteur et que la faible hauteur restante ne lui a pas permis de le remettre en route.