Le pilote participe au championnat d’Espagne de vol à voile. L’épreuve du jour consiste à effectuer un vol circulaire en Espagne : La Cerdagne - Castejon de Sos – Andorre-la-Vieille – Sort – La Cerdagne. Il décolle à 13 h 25, tourne sur le premier point de passage à 16 h 40 et se dirige vers Andorre-la-Vieille, le deuxième point. Arrivé à proximité de cette ville, alors qu'il évolue en vol de pente, il heurte la cime des arbres avec les ailes lors d'un demi-tour. Après cinq heures de vol, le pilote n’a pas rencontré les conditions aérologiques espérées à proximité d’Andorre-la-Vieille. L’aérodrome de La Seu-de-Urgell était un dégagement accessible mais il a tenté d’exploiter des ascendances de pente lui permettant de rentrer sur l’aérodrome de départ. La marge par rapport au relief était toutefois insuffisante et le planeur a heurté la cime des arbres.
Le pilote a décollé en remorqué vers 14 h 35 pour un vol local dans le sud de l’aérodrome de Saint-Girons Antichan (09). Ce vol s’est déroulé dans des conditions aérologiques peu favorables : les ascendances thermiques étaient faibles et les effets de pentes peu marqués, surtout en fin d’après-midi. Après 2 h 45 de vol, toujours en local de l’aérodrome de Saint-Girons Antichan, le pilote a choisi de prolonger le vol vers le sud. Il a survolé à faible hauteur un versant sur lequel il était passé 1 h 30 plus tôt. En raison du changement de flux observé en cours d’après-midi, il est probable que les effets de pente rencontrés sur le premier passage aient diminué. La trajectoire adoptée ne permettait pas de maintenir une marge d’énergie suffisante par rapport au relief. Le pilote n’a pas pu dégager vers la vallée et le planeur a heurté la cime des arbres.
Vol de compétition AD Chérence (78) - AD Mortagne-au-Perche (61). Le pilote participe à une compétition organisée par son aéroclub. Lors de l'épreuve, il annonce sur la fréquence son intention d'atterrir en campagne. Des témoins au sol expliquent qu'ils voient le planeur effectuer un demi-tour à faible hauteur au-dessus d'un champ puis entrer en collision avec le sol. L'examen de l'épave montre que toutes les commandes de vol sont en place et liées. La commande de train est retrouvée en position "sorti et vérouillé", la commande des ballasts est retrouvée en position "fermé". Sur la demi-aile droite, les traces de frottement présentes sur le bord d'attaque ainsi que le fort endommagement de la structure montrent un impact de forte énergie avec le sol. Les dommages constatés sur la structure de la cabine, particulièrement sur le flanc droit, sont la conséquence d'un impact avec le sol avec une assiette à piquer et une certaine inclinaison à droite.
Vol Bourges - Fontenay-le-Comte. A la mise en puissance pour un décollage en piste 24 revêtue, le pilote perd le contrôle de l'avion qui embarque à droite, sort de la piste. L'avion s'immobilise à 200 mètres environ sur le coté droit de la piste après un cheval de bois. Le train est rompu et l'hélice est cassée. Le METAR indique un vent du 150°/ 8 kt. L'agent AFIS explique que le jour et au moment du décollage, il a noté une forte rafale de vent arrière(18 kt). Un planeur à l'atterrissage sur la piste non revêtue a effectué une rotation de 90° pendant la même période. L'examen du circuit de freinage et de la roulette de queue ne montre aucune anomalie. Le système de freinage de ce Jodel D120 comprend deux pédales situées entre les palonniers, uniquement en place gauche. Il n'est pas exclu que le pilote ait agi sur le frein droit en pensant agir sur le palonnier droit.
Evénement : décrochage en courte finale, collision avec la piste lors d’un premier vol d’instruction. Causes identifiées : actions inappropriées de l’élève sur les commandes, surveillance insuffisante de l’instructeur. CIRCONSTANCES Au sol, l’instructeur informe l’élève que ce premier vol sur le motoplaneur consiste à voir ses spécificités aérodynamiques et à effectuer des circuits d’aérodrome. L’élève décolle en piste 01 vers 17 h 20 pour un vol local au cours duquel il réalise les exercices prévus. Au retour, l’instructeur effectue un posé-décollé en piste 01 en détaillant toutes ses actions. Lors du deuxième circuit d’aérodrome, en début de vent arrière, l’élève a les commandes et réalise un posé-décollé en suivant les indications de l’instructeur. Lors du troisième circuit, comme lors des précédents, l’hélice est positionnée sur « plein petit pas » et le régime du moteur est diminué en début de vent arrière. La vitesse d’approche, déterminée par l’instructeur, est de 100 km/h. L’élève explique qu’en finale, il s’estime au-dessus du plan de descente préconisé par l’instructeur et corrige la trajectoire en actionnant les aérofreins et la gouverne de profondeur. L’instructeur indique qu’à une hauteur d’une dizaine de mètres, peu après avoir survolé le seuil de piste, le planeur prend une forte assiette à cabrer et l’élève sort de nouveau les aérofreins. L’instructeur reprend les commandes mais le motoplaneur décroche et entre en collision avec la piste à une trentaine de mètres du seuil. La veille du jour de l’accident, l’instructeur était revenu de son stage de formation à l’instruction de vol à voile à Saint- Auban. Il n’avait pas prévu de vol d’instruction le jour de l’accident. Le chef pilote suppléant lui a proposé de prendre en charge, sous sa surveillance, trois élèves présents. L’instructeur a volé 1 h 20 sur planeur avec les deux premiers élèves. Le chef pilote suppléant indique qu’il n’a pas d’expérience sur le motoplaneur. Il ne s’estime pas compétent pour juger de la capacité de l’instructeur à utiliser le motoplaneur. Le chef pilote du club précise qu’habituellement le motoplaneur n’est pas utilisé pour les premiers vols d’instruction. Il demande que les nouveaux instructeurs du club aient un entretien avec lui avant leur premier vol d’instruction. L’instructeur et le chef pilote suppléant connaissaient cette consigne. Cet entretien n’avait pas eu lieu car le chef pilote était absent les lundis et les mardis. Le chef pilote suppléant était conscient de cette situation. L’instructeur avait pris connaissance de l’expérience aéronautique de son élève lors de la préparation des vols. Il a tenu compte de cette information pour décider d’utiliser le motoplaneur.
Vol local AD Rouen (76). Le pilote explique que c'est le premier vol de la journée pour cet avion. Au point d'arrêt, il effectue plusieurs régulations d'hélice avant d'obtenir un résultat satisfaisant. Il décolle sur la piste 23 non revêtue longue de 910 m pour un vol local. Après avoir positionné la commande de train sur rentré, il monte à 600 pieds par minute avec un régime moteur de 2 500 tours par minute et une pression d'admission de 92 hPz. Il réduit la pression d'admission à 90 et constate que le régime du moteur diminue à 1500 tours par minute. Il positionne la manette d'admission sur la position « plein gaz » mais le régime du moteur ne varie pas. Il évolue entre 100 et 80 kt en configuration lisse. La vitesse de décrochage dans cette configuration se situe entre 60 et 65 kt. Il informe le contrôleur et effectue un circuit pour atterrir en piste 23 en maintenant la position de la manette sur « plein gaz ». Alors qu'il est en approche finale, il aperçoit des planeurs sur le seuil de piste et un planeur sur le côté de la piste en milieu de bande. Il conduit sa trajectoire pour atterrir après ce dernier. En courte finale, le régime du moteur augmente brusquement. L'approche n'est plus stabilisée. Le pilote décide de repartir pour un circuit. Le régime du moteur diminue de nouveau. L'avion dépasse le seuil de piste opposé. Le pilote réduit complètement les gaz et atterrit dans le champ qui prolonge la piste. L'avion s'immobilise sans dommage. Le vent est du 230°/10 kt. Le pilote explique que l'hélice est une Ratier bipale à pas variable qui était montée à l'origine sur les Morane 733 militaires. Dans le dispositif de régulation de pas une pression d'huile amène l'hélice au petit pas. Quand la pression diminue un ressort ramène l'hélice au grand pas. L'hélice a été démontée, le système hydraulique a été nettoyé et tous les joints toriques ont été changés. Tous les essais suivants n'ont pas révélé d'anomalie. Il est probable qu'une impureté ait pollué le circuit hydraulique du système de régulation d'hélice. Le SFACT avait remplacé l'hélice Ratier par un modèle Hartzell tripale pour exploiter le Morane 733. Dans cette configuration en cas de baisse de la pression d'huile, l'hélice passe en petit pas. Le pilote explique qu'il a volontairement conservé l'hélice Ratier pour garder à son avion un aspect proche de la configuration d'origine, qui a été complété par une livrée « Ecole de l'air ».
Le jour de l’accident, les conditions aérologiques étaient peu favorables au vol à voile. Le pilote a tenté d’exploiter des ascendances dans plusieurs zones, lui permettant de maintenir une altitude de vol aux alentours de 1 800 m, sans ascendance significative. Après environ une heure de vol, il s’est dirigé vers la montagne de Jouère et a tenté d’exploiter plusieurs ascendances sans parvenir à gagner significativement de l’altitude. Il s’est ensuite dirigé vers le versant sud-est de la montagne de Jouère, en vol de pente et plus bas que la crête principale. La trajectoire enregistrée montre qu’un virage à droite a été réalisé, tout en gagnant légèrement de l’altitude. Le planeur est ensuite entré en collision avec le relief vingt mètres plus bas que la dernière position enregistrée. Le pilote a probablement perdu le contrôle lors de ce virage. L’enquête a montré que le pilote était atteint de pathologies pulmonaire et coronarienne de nature à réduire sa capacité d’adaptation à des conditions de vol de pente à plus de 1 500 m.
Le pilote, propriétaire du planeur, décolle de l’aérodrome de La Cerdanya (Espagne) en remorqué. Il se décroche du remorqueur à une altitude de 2 392 m, puis exploite des ascendances. Son gain d’altitude étant inférieur à ses attentes, il prend un cap vers l’est où il atteint l’altitude de 3 295 m. Il poursuit vers l’est sans parvenir à trouver d’ascendances puis fait demi?tour, se retrouve sous le vent du relief, passe ce relief puis s’engage dans une vallée sensiblement orientée est-ouest et légèrement ascendante. Il longe le fond de vallée pendant environ une minute à partir d’une hauteur de 100 m, en diminution. Sa vitesse décroît de 160 vers 100 km/h. Aucune prise d’altitude n’est enregistrée jusqu’à la collision avec une ligne électrique Moyenne Tension. L’accident résulte d’une succession de choix de trajectoires lors de recherches et d’exploitations d’ascendances, à une distance excessive d’un aérodrome et dans un environnement montagneux incompatible avec un atterrissage en campagne. L’enquête n’a pas permis d’expliquer pourquoi le pilote a utilisé le moteur tardivement.
Vol local Périgueux. Après avoir largué un planeur, le pilote du remorqueur rejoint le circuit d'aérodrome. Alors que l'avion est en vol en palier à 100 kt, le capotage supérieur du moteur se déforme puis sa partie droite se détache brusquement et vient briser en partie la verrière de l'avion. Le pilote conserve le contrôle de l'avion et annonce à la radio qu'il procède à un atterrissage de précaution sur la piste 12. L'avion atterrit sans autre problème. Au sol il est constaté qu'une grande partie du côté droit du capotage en fibre de verre a été arrachée. Le côté gauche, délaminé, est resté fixé à la cellule. La verrière est cassée. Les attaches (grenouillères de fixation) sont en place. La rupture s'est produite à l'endroit d'une réparation effectuée à la suite d'un incident similaire survenu neuf ans plus tôt. La partie droite du capotage a été retrouvée. L'examen des deux parties du capotage a révélé que lors de la réparation précédente, certaines zones n'auraient pas été polymérisées, ce qui aurait fragilisé la réparation.
Vol local AD Vinon-sur-Verdon (83). Après environ 2 h 30 de vol et après avoir volé en onde, la pilote se retrouve dans des basses couches plus turbulentes et moins favorables au vol. Elle décide de se dérouter vers l'aérodrome de Serres (05) situé dans le local. Elle tente d'établir un contact par radio avec l'aérodrome mais n'obtient pas de réponse. Elle craint de perdre de l'altitude lors de l'approche et écourte celle-ci puis vire rapidement en finale en piste 18. Elle se retrouve au-dessus du plan de descente avec un fort vent arrière. Malgré l'utilisation des aérofreins, le planeur dépasse l'extrémité de la piste sans toucher le sol, puis heurte des arbres. La pilote indique qu'elle n'avait jamais atterri sur cet aérodrome et elle pensait se souvenir que la piste 36 était descendante. elle ajoute qu'elle a hésité entre un atterrissage en piste 36 ou en piste 18. Conclusion : L'accident est dû à une prise en compte insuffisante des effets du vent lors de l'approche sur un aérodrome que la pilote n'avait jamais utilisé.